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Le château de Versailles

Le château de Versailles est un château et un monument historique français qui se situe à Versailles, dans les Yvelines, en France. Il fut la résidence des rois de France Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. Le roi et la cour y résidèrent de façon permanente du 6 mai 1682 au 6 octobre 1789, à l'exception des années de la Régence de 1715 à 1723. Situés au sud-ouest de Paris, ce château et son domaine visaient à glorifier la monarchie française.

Le château est constitué d'une succession d'éléments ayant une harmonie architecturale. Il s'étale sur 63 154 m2, répartis en 2 300 pièces, dont, actuellement, 1 000 pièces de musée.
Le parc du château de Versailles s'étend sur 815 ha, contre environ 8 000 ha avant la Révolution française dont 93 ha de jardins. Il comprend de nombreux éléments, dont le Petit et le Grand Trianon (qui fut également résidence de Napoléon Ier, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe Ier, et Napoléon III), le hameau de la Reine, le Grand et le Petit Canal, une ménagerie (aujourd’hui détruite), une orangerie et la pièce d'eau des Suisses


La Médina de Tunis

La médina de Tunis est une médina tunisienne, cœur historique de Tunis, inscrite depuis 1979 au patrimoine mondial de l'Unesco.
Fondée en 698 autour du noyau initial de la mosquée Zitouna, elle développe son tissu urbain tout au long du Moyen Âge, vers le nord et vers le sud, se divisant ainsi en une médina principale et en deux faubourgs au nord (Bab Souika) et au sud (Bab El Jazira).
Devenue capitale d'un puissant royaume à l'époque hafside, foyer religieux et intellectuel et grand centre économique ouvert sur le Proche-Orient, le Maghreb, l'Afrique et l'Europe, elle se dote de nombreux monuments où se mêlent les styles de l'Ifriqiya aux influences andalouses et orientales mais qui empruntent également certaines de leurs colonnes ou leurs chapiteaux aux monuments romains ou byzantins.



Carthage

Le site archéologique de Carthage est un site dispersé dans la ville actuelle de Carthage (Tunisie) et classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979.
Il est dominé par la colline de Byrsa qui était le centre de la cité punique. Aujourd'hui, il se distingue par la silhouette massive de la cathédrale Saint-Louis édifiée, à la fin du xixe siècle, à l'emplacement présumé de la sépulture du roi Louis IX de France (saint Louis) qui y mourut au cours de la huitième croisade. À proximité de la cathédrale, en face de cette tombe vide dont les restes ont été rapatriés en France, se trouvent les vestiges du plus important quartier de la ville. Il n'en subsiste que quelques fondations et quelques fragments de colonnes, mais on peut y mesurer la puissance qui émanait alors de la cité : dimensions immenses, grands espaces, vues panoramiques et organisation des rues.
Le développement rapide de la ville moderne risquant de détruire à jamais les vestiges, de grands archéologues tunisiens ont alerté l'opinion et l'Unesco a lancé une vaste campagne internationale entre 1972 et 1992 afin de sauver Carthage. Ce tournant est parachevé avec le classement au patrimoine mondial.
Il ne sera question ici que de l'état actuel du site archéologique, un grand nombre d'éléments ayant été perdus anciennement ou plus récemment. La difficulté pour le visiteur réside désormais dans l'extrême dispersion des vestiges même si certains pôles peuvent être distingués. Pour la ville et le pays, la problématique est plus complexe : protéger les témoignages du passé tout en gênant le moins possible la vie quotidienne de la population.




Cité de Rome

L'architecture romaine est l'art de concevoir des espaces et de bâtir des édifices qui se développe durant la Rome antique, du ve siècle av. J.-C. au ive siècle apr. J.-C. Elle adopte certains aspects de l'architecture de la Grèce antique de façons directe et indirecte à travers les contacts avec la Grande-Grèce et par l'utilisation des techniques de l'architecture étrusque qui trouve elle-même son origine dans l'architecture grecque. On retrouve ainsi dans les monuments romains l'esthétisme des bâtiments grecs avec l'utilisation des ordres architecturaux (dont l'ordre corinthien qui est le plus répandu) et du marbre qui se mélange aux techniques héritées des étrusques, comme leur savoir-faire en matière d'ingénierie hydraulique (systèmes d'égouts, fontaines, tunnels, ponts).


La forte densité de population des cités romaines et les problèmes de santé publique ont poussé les Romains à explorer de nouvelles méthodes de construction et à créer une architecture originale qui se détache des influences hellénistiques. L'utilisation de la voûte et de l'arche, combinée avec l'émergence de nouveaux matériaux de construction, ont permis aux Romains de réaliser des édifices imposants et inédits pour un usage public : les aqueducs, les grands complexes thermaux, les basiliques ou encore les amphithéâtres. Selon les architectes romains, les édifices publics devaient être impressionnants pour frapper l'imagination du peuple mais ils devaient aussi être pratiques et adaptés à leurs fonctions. Ces nouveaux types de bâtiments sont construits dans des dimensions impressionnantes à Rome et reproduits à plus petite échelle dans les cités de l'Empire.



Harnessed horse unearthed in ancient stable near Pompeii


Archaeologists have unearthed the petrified remains of a harnessed horse and saddle in the stable of an ancient villa in a Pompeii suburb.
Pompeii archaeological park head Massimo Osanna told Italian news agency ANSA that the villa belonged to a high-ranking military officer, perhaps a general, during ancient Roman times.
Osanna was quoted on Sunday as saying the remains of two or three other horses were also discovered.
The villa’s terraces had views of the Bay of Naples and Capri island. The area was previously excavated, during the early 1900s, but later re-buried.
The volcanic eruption of Mount Vesuvius destroyed flourishing Pompeii, near present-day Naples, in 79 A.D.
Osanna says suffocating volcanic ash or boiling vapors killed the horses. He hopes the villa eventually will be open for public visits.


La Momification

La momification est un procédé qui vise à conserver dans le meilleur état possible le corps d'une personne décédée. Elle a été surtout utilisée dans l'Égypte antique, mais aussi chez les Incas, les Aztèques, et aussi en Asie : au Tibet, en Chine, au Japon.
Il existe aussi des momies naturelles, préservées de la putréfaction par des causes naturelles comme la dessiccation ou la congélation. La momification était faite par Anubis. Elle consiste à entourer le corps du défunt de bandelettes.
Dans la religion égyptienne, c'est le dieu Anubis (représenté avec une tête de chacal) qui, pour sauver le dieu Osiris de la putréfaction, l'a entouré de bandelettes de lin. Il invente ainsi la momification. Pour cette raison, l'un des prêtres embaumeurs porte toujours un masque à tête de chacal afin de symboliser la protection d'Anubis au chevet du mort.
La momification comprend plusieurs étapes, chacune est faite par un personnel spécialisé :
Tout d'abord, les embaumeurs (personnes chargées de la momification) purifient le corps avec de l'eau sacrée puis ils le lavent et le rasent.
Les embaumeurs doivent ensuite enlever les organes. Afin de retirer le cerveau, ils glissent une longue tige de bronze au bout recourbé dans les narines du mort. Ils se servent d'un couteau en métal pour ouvrir l'abdomen et prélèvent le foie, les poumons, l'estomac et les intestins. Ces organes sont lavés au vin de palme et sont déposés dans quatre vases canopes à l'effigie des quatre fils d'Horus. Quelquefois les viscères seront empaquetées et replacées dans le corps. Puis ils nettoient l'intérieur du corps. Seul le cœur qui, pour les Égyptiens, est le siège de la pensée, est préservé dans le corps.
Une fois le corps nettoyé et les viscères retirées, le mort est recouvert d'un sel, le natron, afin de dessécher la chair et pour conserver le corps du mort. Cette opération peut durer plusieurs semaines si l'on veut un corps parfaitement sec (jusqu'à 70 jours)
Ensuite, les embaumeurs enduisent et remplissent le corps desséché avec divers substances balsamiques (myrrhe, gomme de cèdre...)
Puis ils l'embellissent avec une perruque et des bijoux. Plus le mort est élevé dans la société, plus il a de parures.
Enfin les embaumeurs entourent le corps de bandelettes de lin qui ont été imprégnées par de la [[gomme arabique]]. Entre les bandelettes ils glissent quelques amulettes chargées de protéger le mort dans l'au-delà.
Enfin, la tête est recouverte par un masque funéraire et la momie est placée dans un ou des sarcophages emboîtés les uns dans les autres.
Le sarcophage est alors déposé dans le tombeau dont la forme a varié au cours du temps. Il y a eu le mastaba, la pyramide et l'hypogée.
Les Égyptiens momifiaient aussi certains animaux (en particulier les chats).


L'amphithéâtre d'El Jem - Tunisie


L'amphithéâtre d'El Jem, aussi appelé Colisée de Thysdrus, est un amphithéâtre romain situé dans l'actuelle ville tunisienne d'El Jem, l'antique Thysdrus de la province romaine d'Afrique.
Construit vraisemblablement vers le premier tiers du iiie siècle, même si sa datation a fait l'objet de débats, il prend la succession de deux édifices du même genre, dont l'étude a permis d'analyser la genèse de ces constructions monumentales destinées aux loisirs. Il a probablement abrité des combats de gladiateurs ainsi que des courses de chars et autres jeux du cirque, mais surtout des exhibitions de bêtes sauvages et des reconstitutions de chasses aux fauves particulièrement prisées.



Selon Jean-Claude Golvin, l'édifice marque avec quelques autres l'apogée de ce genre de monument, au « terme d'une évolution architecturale étalée sur près de quatre siècles ». Cependant, la situation de Thysdrus, avec ses trois amphithéâtres étudiés scientifiquement, « paraît unique au monde » selon Hédi Slim.


Ce « Grand amphithéâtre », le monument romain le plus célèbre de la Tunisie, est l'amphithéâtre le mieux conservé d'Afrique du Nord. Il a fait l'objet d'un classement au patrimoine mondial de l'Unesco en 1979. L'amphithéâtre accueille chaque année environ 530 000 visiteurs.




Petra

Pétra est un site archéologique célèbre, situé dans le désert sud-ouest jordanien. Remontant à environ 300 av. J.C., elle fut la capitale du royaume nabatéen. Accessible par le Sîq, un canyon étroit, le site renferme tombeaux et temples taillés dans les falaises de grès rose d'où il tient son surnom de "ville rose". La Khazneh,haute de 45 mètres, est sans doute l'édifice le plus célèbre de Pétra. Il s'agit d'un temple à la façade ornée de style grec et connu sous l'autre nom de "Trésor".





Les manuscrits islamiques




Les manuscrits islamiques sont l'héritage manuscrit islamique. Les musulmans ont donné une grande importance aux manuscrits, car ils présentent  le seul moyen de préserver ce que l’esprit arabe et islamique a produit à partir du Coran et des hadiths du prophète Mohamed en faisant un art précieux et en laissant un grand patrimoine artistique.
Il suffit de mentionner la taille de cet héritage islamique à travers les réserves des musées et des bibliothèques du monde: il existe plus de cent vingt-quatre mille manuscrits rares à Istanbul, dont la plupart n'ont encore jamais été étudiés, à l'exception de l'Egypte, du Maroc, de la Tunisie, Musées et bibliothèques mondiales.
L'industrie des manuscrits islamiques s'est développée d'une manière sans précédent dans tout art pré-islamique, grâce à la précision de ses décorations dorées, à l'attrait de ses images, à la créativité de ses couleurs, à la beauté de sa ligne et à son élégance, attestant ainsi de l'art de l'industrie du manuscrit à l'époque islamique. Dans le monde musulman, les calligraphes étaient bien connus, notamment en Iraq, en Iran, en Égypte et en Turquie, pour avoir écrit des manuscrits du Coran et des copies de manuscrits de littérature et de poésie. Ainsi, l'art d'améliorer la ligne a fait de grands progrès, surtout après que des princes et des sultans se sont occupés de cet art. Ainsi, ils ont acheté les manuscrits complets ou les modèles des calligraphes célèbres, et la plupart de ces modèles étaient des versets coraniques, des supplications ou des poèmes et la collection d’amateurs amateurs. Le calligraphe portait son manuscrit avec sa signature avec une fierté pour son écriture, c'est pourquoi les manuscrits islamiques ont conservé les noms de nombreux calligraphes de l'ère islamique. Les livres de traduction se sont également concentrés sur les caractères des calligraphes. La forte demande pour l'acquisitقion de manuscrits islamiques a amené les calligraphes à développer des manuscrits produits par ceux-ci.





La Cathédrale - Mosquée de Cordoue



La Cathédrale - mosquée de Cordoue est une ancienne mosquée et est actuellement une cathédrale catholique
Connu par les habitants de Cordoue comme étant la cathédrale de Mesquita et le mot Mesquita (en espagnol Mezquita) désigne une mosquée espagnole.
La cathédrale est le siège de l'évêque du diocèse de Cordoue et figure sur la liste du patrimoine mondial. Elle publie également en 2007 la liste des douze trésors de l'Espagne.







Restauration d’oeuvre d’art





On appelle restauration d’oeuvre d’art, toute technique visant à la remise en état "à l’identique" du patrimoine mobilier ou immobilier en conformité avec la vérité historique. La notion "à l’identique" est entendue comme précisée plus bas, c’est à dire en conformité avec la vérité historique ; c’est-à-dire sans transformation de "l’idée d’origine", sans interprétation aucune. L’identique est ici un identique ayant vécu, tout comme un être est toujours lui-même plus tard dans sa vie, l’oeuvre doit toujours être elle même, c’est à dire elle et son vécu.
Chantier de restauration de tableau
À aucun moment le restaurateur ne doit transformer ou mettre au goût du jour ou du propriétaire.
Mais la restauration n’est pas que cela, ce n’est pas simplement une remise en état, c’est une remise en état qui doit durer. La restauration s’accompagne obligatoirement de l’idée de préservation



Cyprien de Carthage


Cyprien de Carthage, de son vrai nom Thascius Caecilius Cyprianus, né vers 200 et mort en martyr le 14 septembre 258 sous la persécution de Valérien, est un berbère converti au christianisme, évêque de Carthage et Père de l'Église. Il est, après saint Augustin, l'un des plus grands témoins de la doctrine de l'Église latine des premiers siècles.
Vie et martyre :
Il naît en Afrique du Nord vers 200, de parents païens d'origine berbère. Il fait d'abord une carrière de rhéteur à Carthage. Il professe la rhétorique et se convertit assez tard au christianisme.
Il devient prêtre puis, en 249, évêque de Carthage. Pendant la persécution de Dèce, il reste loin de Carthage ; cette « fuite », qu'on lui reproche, aggrave les difficultés qu'il a à résoudre : révolte des confesseurs, problème de la réconciliation des lapsi, éclatement de schismes à ce sujet en Afrique et à Rome, où Novatien choisit la sévérité et fonde une Église dissidente promise à un long avenir. La mort de Dèce en 251 lui apporte quelques années de répit, malgré les menaces de persécution et la survenue d'une épidémie.
En 255, commencent les démêlés avec Étienne, évêque de Rome : affaire de deux évêques espagnols apostats, imprudemment, à ses yeux, réhabilités par le pape ; affaire de Marcianus d'Arles, novatianiste, qu'il demande à Étienne d'écarter de la communion ; dispute relative à la validité (que refuse Cyprien) du baptême donné par les hérétiques.







Quand paraît le premier édit persécuteur de Valérien, Cyprien est exilé en août 2576 ; un an après, revenu dans sa ville épiscopale, il y est, en vertu du second édit, décapité le 14 septembre 258 avec plusieurs de ses compagnons ecclésiastiques, dont Flavien de Carthage.
Sa vie est connue par une biographie, la Vita Cypriani, écrite par le diacre Pontius de Carthage . On a aussi conservé les Actes proconsulaires de sa passion avec les comptes rendus authentiques des interrogatoires.
Culte :

Saint Cyprien est enterré à Carthage, dans le cimetière de Macrobius Candidianus, à la rue des Mappales. C'est là que commence son culte, immédiatement après son martyre, le 14 septembre 258. Lors de la Paix de l'Église, on y construit une basilique et on établit une mensa Cypriani (mémorial) sur le lieu de son supplice (in agro Sexti).
Fête :

Saint Cyprien, évêque et martyr, est un saint chrétien, fêté le 14 septembre ou le 16 septembre par certaines Églises d'Occident20 et le 31 août par les Églises d'Orient. Cette fête est inscrite dans les plus anciens calendriers liturgiques.

Cyprien est nommé au canon romain de la messe de rite latin.




La conservation-restauration





La conservation-restauration remplace la « restauration » pour dénommer une discipline destinée à l'examen et à la prise de mesures concernant les biens culturels, notamment les œuvres peintes et les monuments. C'est « l’ensemble des mesures et actions ayant pour objectif la sauvegarde du patrimoine culturel matériel, tout en garantissant son accessibilité aux générations présentes et futures. La conservation-restauration comprend la conservation préventive, la conservation curative et la restauration (cf. sa définition normalisée par l'assemblée générale du Conseil International des Musées / ICOM à Shangaï en 2010). Toutes ces mesures et actions doivent respecter la signification et les propriétés physiques des biens culturels. » Elle englobe toutes les interventions et tous les traitements servant à établir, suivant certaines normes, un état historique donné et, par là, à améliorer la lisibilité et l'intégrité esthétique d'un objet ou d'un bâtiment ou, le cas échéant, rendre son utilisation à nouveau possible. Cette démarche vise à redonner à une œuvre ou à un ouvrage d'art, une apparence que l'on suppose proche de son état initial, combinée éventuellement avec les normes visuelles au moment de l'opération de restauration (notamment en ce qui concerne les couleurs et le contraste), et sans vouloir autant effacer les traces des interventions ultérieures, à la différence de la restitution, qui est une reconstruction pour tenter de retrouver un état originel parfait.



Nettoyage de pièce de monnaie

Comment nettoyer une pièce de monnaie





Sts. Perpetua et Felicity


Sts. Perpetua et Felicity étaient des martyrs chrétiens qui ont vécu pendant les premières persécutions de l'Église en Afrique par l'empereur Sévère.

Avec des détails concernant la vie de nombreux martyrs au début peu clairs et souvent basés sur des légendes, nous avons la chance d'avoir le récit réel du courage de Perpetua et Felicity de la main de Perpetua elle-même, de son professeur Saturus et de ceux qui les ont connus. Ce récit, connu sous le nom de "La passion de sainte Perpétue, de sainte Félicite et de leurs compagnons", était si populaire au début des siècles qu'il était lu pendant les liturgies.

En 203, Vivia Perpetua, une femme noble, décida de suivre le chemin de sa mère et devenir chrétienne, même si elle savait que cela pouvait signifier sa mort lors des persécutions ordonnées par l'empereur Sévère. Son frère survivant (un autre frère était décédé quand il avait sept ans) suivit sa direction et devint également catéchumène, ce qui signifiait qu'il recevrait les instructions d'un catéchiste de la foi chrétienne catholique et se préparerait au baptême.

Son père païen était inquiet et tenta de la dissuader de prendre sa décision. À 22 ans, cette femme bien éduquée et pleine d'entrain avait toutes les raisons de vouloir vivre, y compris un bébé qu'elle allaitait encore. Nous savons qu'elle était mariée, mais comme son mari n'est jamais mentionné, de nombreux historiens pensent qu'elle était déjà veuve. La réponse de Perpetua était simple et claire.
Pointant du doigt un pot à eau, elle demanda à son père: "Tu vois ce pot là-bas? Peux-tu l'appeler autrement?"

Son père répondit: "Bien sûr que non." Perpetua a répondu: "Je ne peux pas non plus m'appeler par un autre nom que celui que je suis: une chrétienne."

Cette réponse a contrarié son père et il l'a attaquée. Perpetua a déclaré qu'après cet incident, elle était heureuse d'avoir été séparée de lui pendant quelques jours, alors que cette séparation résultait de son arrestation et de son emprisonnement.

Perpetua a été arrêté avec quatre autres catéchumènes, dont deux esclaves, Felicity et Revocatus, et Saturninus et Secundulus. Leur instructeur dans la foi, Saturus, a choisi de partager leur punition et a également été emprisonné.

Perpetua a été baptisé avant d'être emprisonné. Elle était connue pour son don du "discours du Seigneur" et la réception de messages de Dieu. Elle nous dit qu’au moment de son baptême, on lui avait dit de ne prier que pour la résistance face à ses épreuves.

La prison était tellement encombrée de gens que la chaleur était suffocante. Il n'y avait aucune lumière nulle part et Perpetua "n'avait jamais connu une telle obscurité".

Les soldats qui les ont arrêtés et gardés les ont poussés et poussés sans souci. Perpetua n'eut aucun mal à admettre qu'elle avait très peur, mais durant toute cette horreur, sa douleur la plus atroce venait de la séparation de son bébé.

La jeune esclave, Felicity, était encore moins bien lotie, car Felicity souffrait de la chaleur étouffante, du surpeuplement et de la brutalité des traitements tout en étant enceinte de huit mois.

Deux diacres responsables des prisonniers ont payé les gardes pour placer les martyrs dans une meilleure partie de la prison. Là, sa mère et son frère ont pu se rendre à Perpetua et lui apporter son bébé.

Quand elle a reçu l'autorisation pour que son bébé reste avec elle, elle s'est souvenue que «ma prison est soudainement devenue un palais pour moi». Une fois de plus, son père vint la voir, la priant de céder, lui embrassant les mains et se jetant à ses pieds. Elle lui a dit: "Nous ne mentons pas dans notre propre pouvoir, mais dans le pouvoir de Dieu."

Quand elle et les autres ont été emmenés pour être examinés et condamnés, son père a suivi, plaidant auprès d'elle et du juge. Le juge, par pitié, a également essayé de faire changer d'avis à Perpetua, mais quand elle s'est levée, elle a été condamnée avec les autres à être jetée sur les bêtes féroces de l'arène. Perpetua a rétorqué que son frère lui ait parlé: "Madame, ma sœur, vous êtes maintenant honorée, et vous êtes si honorée que vous pouvez prier pour une vision qui vous montrera si souffrance ou libération vous attendent." Perpetua, qui parlait souvent au Seigneur, dit à son frère qu'elle lui raconterait ce qui se passait le lendemain.

Pendant qu'elle priait, Perpetua se vit présenter une échelle dorée de la plus haute longueur, qui montait jusqu'au ciel. Sur les côtés de l’échelle se trouvaient des épées, des lances, des crochets et des poignards, de sorte que si quelqu'un ne montait pas le ciel, il serait gravement blessé. Au bas de l'échelle, un grand dragon essayait de faire peur à ceux qui s'éloignaient du ciel.

Perpétue a d'abord vu Saturus monter. Après avoir atteint le sommet de l'échelle, il dit: "Perpetua, je t'attends, mais fais attention que le dragon ne te morde pas." A quoi elle répondit: "Au nom de Jésus-Christ, il ne me fera pas de mal", et le dragon baissa la tête.

Perpétue a gravi l’échelle et a vu un vaste et magnifique jardin avec un homme de grande taille, aux cheveux blancs, habillé en berger et en brebis laitières. "Tu es bien venu, mon enfant", dit-il à Perpétua en lui donnant une partie du lait caillé du lait. Elle mangea et tous ceux qui l'entourèrent dirent: "Amen".

Perpetua est sortie de son rêve avec un goût sucré dans la bouche. Aussitôt, elle a raconté ce qui s'était passé à son frère et ensemble, ils ont compris qu'ils devaient souffrir.

Pendant ce temps, Felicity était aussi dans le tourment. Il était illégal que des femmes enceintes soient exécutées. Tuer un enfant dans l'utérus perdait du sang innocent et sacré. Felicity avait peur de ne pas accoucher avant le jour prévu pour leur martyre et ses compagnes continueraient leur voyage sans elle. Ses amis aussi ne voulaient pas laisser une "bonne camarade" derrière eux.

Deux jours avant l'exécution, Felicity a eu un travail pénible. Les gardes se sont moqués d'elle, l'insultant en disant: "Si vous pensez que vous souffrez maintenant, comment allez-vous vous en sortir si vous affrontez les bêtes féroces?" Felicity leur répondit calmement: "Maintenant, je suis celui qui souffre, mais dans l'arène, un autre sera en moi qui souffre pour moi parce que je souffrirai pour lui."

Elle a donné naissance à une fille en bonne santé qui a été adoptée et élevée par une femme chrétienne de Carthage. Les officiers de la prison ont commencé à reconnaître le pouvoir des chrétiens ainsi que la force et le leadership de Perpetua. Dans certains cas, cela a aidé les chrétiens: le gardien leur a laissé des visiteurs et est ensuite devenu croyant. Mais dans d'autres cas, cela a provoqué une terreur superstitieuse, par exemple lorsqu'un agent de police a refusé de les laisser se nettoyer le jour où ils allaient mourir, de peur de tenter un sort.

Perpetua prit aussitôt la parole. "Nous sommes supposés mourir en l'honneur de l'anniversaire de César. Ne serait-il pas mieux pour nous si nous avions l'air mieux?" L'officier rougit de honte face à ses reproches et commença à mieux les traiter.

Il y avait un festin la veille des jeux, pour que la foule puisse voir les martyrs et se moquer d'eux. Mais les martyrs ont renversé la situation en riant de la foule de ne pas être chrétiens et en les exhortant à suivre leur exemple.

Les quatre nouveaux chrétiens et leur professeur se sont rendus à l'arène (le cinquième, Secundulus, était décédé en prison) avec joie et calme. Perpetua, de bonne humeur habituelle, a croisé le regard de tout le monde. On nous dit qu'elle a marché avec "des pas brillants en tant que vraie femme de Christ, la chérie de Dieu".

Quand ceux qui se trouvaient dans l'arène ont essayé de forcer Perpetua et les autres à s'habiller vêtus de robes dédiées à leurs dieux, Perpetua a lancé un défi à ses bourreaux. "Nous sommes venus mourir de notre plein gré afin de ne pas perdre notre liberté d'adorer notre Dieu. Nous vous avons donné notre vie pour que nous n'ayons pas à adorer vos dieux." Elle et les autres ont été autorisés à garder leurs vêtements.

Les hommes ont été attaqués par des ours, des léopards et des sangliers. Les femmes ont été dévêtues pour faire face à une génisse enragée. Les deux hommes ont été expulsés et attaqués, mais la foule a crié qu'ils en avaient assez. Les femmes ont été enlevées et à nouveau vêtues. Perpetua et Felicity ont été jetés dans l'arène pour faire face aux gladiateurs.

Perpetua a appelé son frère et les autres chrétiens: "Soyez fermes dans la foi et aimez-vous les uns les autres. Ne laissez pas nos souffrances être une pierre d'achoppement pour vous."

Perpetua et Felicity étaient côte à côte et ont été tués par l'épée à Carthage, dans la province romaine d'Afrique.

Sts. Perpetua et Felicity sont les saints patrons des mères, des femmes enceintes, des éleveurs et des bouchers. Leur fête est célébrée le 7 mars.


Basilique de Saint-Cyprien _ Carthage_ Tunisie




La basilique de Saint-Cyprien, appelée aussi basilique près de Sainte-Monique, est une basilique chrétienne en ruines située à la lisière du site archéologique tunisien de Carthage, sur le plateau de Bordj Djedid et en bordure de la mer.

Les basiliques chrétiennes de Carthage ont été fouillées de manière intensive par les Pères blancs à partir des années 1880. Le complexe basilical le plus grand est la basilique de Damous El Karita dégagée à partir de 1878 par le père Alfred Louis Delattre. La basilique attribuée majoritairement à saint Cyprien est retrouvée en 1915 par le père Delattre lors de sa dernière campagne de fouilles.

La basilique est fouillée selon les pratiques en usage à l'époque, donc avec peu de précautions si on compare avec les techniques de fouilles actuellement en vigueur, ce dont la connaissance de l'édifice souffre. De plus, les vestiges actuels sont à la fois maigres et d'une interprétation malaisée du fait d'interventions intempestives au moment du congrès eucharistique de Carthage de 1930.

L'édifice bénéficie d'un panorama sur le golfe de Tunis et le Djebel Boukornine et a pu être identifié grâce à des sources littéraires comme l'édifice dédié à saint Cyprien, mort le 14 septembre 258 lors de la persécution de Valérien. Cette identification proposée dès les fouilles a été confirmée par la plupart des chercheurs dont Charles Saumagne, en raison des anciens textes connus. Cependant, cette interprétation n'est pas sans poser problème du fait de l'absence de sources épigraphiques pouvant confirmer formellement cette identification, donc certains chercheurs restent très prudents, parmi lesquels Noël Duval.

L'édifice dont les ruines ont été dégagées au xxe siècle a succédé à une construction datée de la fin du ive siècle et a eu une durée d'utilisation assez longue dans l'Antiquité tardive, y compris durant l'époque vandale et jusqu'au viie siècle. L'édifice et le cimetière adjacent sont sans doute utilisés jusqu'à la conquête arabo-musulmane de 698.

Localisation :

L'édifice est situé à la périphérie du site archéologique de Carthage, dans un faubourg de la cité, car le bâtiment n'est aligné ni sur l'organisation urbaine ni sur la cadastration rurale1. Le lieu nommé « larmes de Sainte-Monique » se trouve près de la mer.
Le site est localisé à proximité d'un ravin d'environ trente mètres dominant la mer, sur un site dédié vraisemblablement depuis longtemps à la sécurité des marins et d'une grande beauté.

Problématique des basiliques cyprianiques :

La question des basiliques consacrées à saint Cyprien a été souvent évoquée par les historiens ayant travaillé sur le christianisme africain, en particulier Auguste Audollent, Charles Saumagne, Serge Lancel et Liliane Ennabli.

En 1901, Paul Monceaux évoque le désaccord entre historiens « sur le nombre et l'emplacement des basiliques ». Victor de Vita localise deux basiliques cyprianiques hors des murs de la ville de Carthage6, le lieu de son martyre et celui de son inhumation au lieu-dit « Les Mappales ». Monceaux considérait que trois édifices étaient consacrés au saint à Carthage, deux hors de la cité (Ager Sexti vers La Marsa, et l'autre proche des citernes de La Malga) et un proche des ports puniques, thèse contestée par la plupart des spécialistes, y compris Lancel. Les textes d'Augustin d'Hippone, en particulier ses sermons, vont dans le même sens de deux édifices consacrés à l'évêque de Carthage.
Localisation du faubourg de Mégara sur une carte de 1844.
Cyprien est amené devant le proconsul dans un lieu dénommé « domaine de Sextus », réputé pour sa salubrité, et y est exécuté le lendemain dans un endroit secret. Ce lieu n'est pas situé « encore avec certitude » mais une basilique y fut édifiée. Le lieu était peut-être localisé dans le faubourg de Mégara, dans un lieu particulièrement boisé, peut-être en direction de La Marsa. Augustin évoque à plusieurs reprises dans ses sermons deux autels de Cyprien, dont celui destiné à porter des offrandes (appelé mensa), la nécessité pour les fidèles d'effectuer des dons et également la construction d'une église dans laquelle des offices étaient célébrés. Cet élément permet de supposer une construction en cours sur le lieu du martyre à l'époque d'Augustin et donc modeste, comme une simple abside selon Ennabli6. Le lieu du martyre possédait sans doute quelques reliques du saint, comme des vêtements.

Le corps de Cyprien après son martyre est amené par les fidèles de nuit et inhumé dans un lieu dénommé Area Macrobi Candidati, route des Mappales, non loin de piscines et du palais. L'édifice des Mappales est évoqué dans le récit par Augustin d'un miracle évoquant une riche Carthaginoise, Megetia, qui accomplit un vœu à saint Cyprien. Le lieu est uniquement pourvu durant longtemps, et encore à la fin du ive siècle, d'une chapelle.

Procope de Césarée évoque, lors de son récit de l'arrivée des Byzantins à Carthage, un édifice cyprianique situé « devant la cité, au bord de la mer »Un sermon d'Augustin dit Mayence  évoque l'édifice des Mappales « auprès de la memoria du saint évêque et martyr ». Cet édifice est aussi dénommé basilique Restituta. L'identification de l'édifice à la memoria de saint Cyprien est probable « si l'on confronte les textes et le monument retrouvé ». Cette identification est acceptée dès Charles Saumagne.

Description de l'édifice et vestiges actuels :

La basilique est un édifice à cinq nefs et orienté à l'ouest, « sans raison semble-t-il ». La façade de l'édifice donnait sur le golfe de Tunis.
Le monument mesurait 81 mètres de long sur 35,55 mètres, pour une surface de 2 500 m221 : il se partageait entre un édifice mesurant 71,34 mètres sur 35,55 et une abside de 9,58 mètres sur 9,74 mètres de profondeur.


Hannibal Barca


Hannibal Barca (en phénicien Hanni-baal est un nom théophore signifiant « qui a la faveur de Baal » et Barca, « foudre »), généralement appelé Annibal ou Hannibal, né en 247 av. J.-C. à Carthage (au nord-est de l'actuelle Tunis en Tunisie) et mort entre 183 av. J.-C. et 181 av. J.-C.3,4,5 en Bithynie (près de l'actuelle Bursa en Turquie), est un général et homme politique carthaginois, généralement considéré comme l'un des plus grands tacticiens militaires de l'histoire.

Il grandit durant une période de tension dans le bassin méditerranéen, alors que Rome commence à imposer sa puissance en Méditerranée occidentale : après la prise de la Sicile et de la Sardaigne, conséquence de la première guerre punique, les Romains envoient des troupes en Illyrie et poursuivent la colonisation de l'Italie du Nord. Élevé, selon la tradition historiographique latine, dans la haine de Rome, il est, selon ses ennemis, à l'origine de la deuxième guerre punique que les Anciens appelaient d'ailleurs « guerre d'Hannibal ».









À la fin de l'année 218 av. J.-C., il quitte l'Espagne avec son armée et traverse les Pyrénées, puis les Alpes pour gagner le Nord de l'Italie. Pourtant, il ne parvient pas à prendre Rome. Selon certains historiens, Hannibal ne possède alors pas le matériel nécessaire à l'attaque et au siège de la ville.

Pour John Francis Lazenby, ce ne serait pas le manque d'équipements, mais celui de ravitaillement et son ambition politique qui empêchent Hannibal d'attaquer la cité. Néanmoins, il réussit à maintenir une armée en Italie durant plus d'une décennie sans toutefois parvenir à imposer ses conditions aux Romains. Une contre-attaque de ces derniers le force à retourner à Carthage où il est finalement défait à la bataille de Zama, en 202 av. J.-C..

L'historien militaire Theodore Ayrault Dodge lui donne le surnom de « père de la stratégie » du fait que son plus grand ennemi, Rome, adopte par la suite des éléments de sa tactique militaire dans son propre arsenal stratégique. Cet héritage lui confère une réputation forte dans le monde contemporain où il est considéré comme un grand stratège par des militaires, tels que Napoléon Ier et le duc de Wellington. Sa vie sert plus tard de trame à de nombreux films et documentaires.

Tourbet El Bey - Tunisie



Le Tourbet El Bey  est un mausolée tunisien situé au sud-ouest de la médina de Tunis.
Dernière demeure des souverains de la dynastie des Husseinites — certains n'y figurent pas comme ses deux derniers représentants, Moncef Bey et Lamine Bey, inhumés respectivement dans le cimetière du Djellaz de Tunis et dans un cimetière de La Marsa —, le bâtiment construit sous le règne d'Ali II Bey (1759-1782) constitue le plus vaste monument funéraire de Tunis. Il se trouve au numéro 62 de la rue Tourbet El Bey.
La première tourba de Hussein Ier Bey se trouve en face.
Mausolée royal:

Le bâtiment est coiffé de dômes, dont les principaux sont recouverts de tuiles vertes en forme d'écailles, qui dominent les façades de grès ocre ornées, à intervalles réguliers, de pilastres et d'entablements en pierre claire de style italien. Ils correspondent aux différentes chambres funéraires qui abritent les tombes des souverains et de leurs femmes, celles d'un certain nombre de leurs ministres et de leurs serviteurs.
Les tombes creusées dans le sol sont recouvertes par des coffres de marbre ornés de bas-relief. Les sarcophages des hommes se caractérisent par des colonnettes prismatiques à inscriptions coiffées d'un tarbouche ou d'un turban ; ceux des femmes sont reconnaissables aux plaques de marbre disposées à chacune des extrémités dont l'une est gravée.






Architecture et décoration intérieure:

L'accès au monument se fait par un vaste hall dont la décoration dénote une nette influence italienne qui se marie au style ottoman, notamment dans la salle des souverains. Le mausolée, qui comprend huit chambres funéraires toutes couvertes de coupoles, s'articule autour de deux patios recouverts de dalles et s'ouvrant de chaque côté sur une chambre funéraire dont certaines communiquent directement entre elles. Le patio, dont le côté sud-ouest donne sur la salle des souverains, est encadré de portiques ; les arcs reposent sur des colonnes en marbre blanc de Carrare à chapiteaux néo-doriques.
Décor de l'une des salles du mausolée : revêtement mural associant carreaux de céramique et plâtre finement sculpté
La salle la plus importante du complexe est celle réservée aux souverains. Elle abrite les tombeaux de treize beys régnants. De plan carré, mesurant quinze mètres de côté, cette salle reproduit, en plus petit, l'élévation d'une mosquée ottomane classique : quatre grands piliers cruciformes soutiennent une vaste coupole centrale légèrement bulbeuse qui est épaulée par quatre demi-coupoles sur les côtés et quatre petites coupoles aux angles ; cette disposition des coupoles n'a d'autre équivalent dans la médina qu'à la mosquée Sidi Mahrez. La décoration soignée de la salle mêle influences italiennes, influences ottomanes et traditions locales ; les parties basses des murs et des piliers sont revêtues de panneaux en marqueterie de marbre polychrome jusqu'à une hauteur de mètres tandis que le plâtre finement sculpté orne les calottes des coupoles.








Les plafonds du mausolée, en forme de voûte ou de coupole, sont agrémentés de décorations géométriques et végétales en stuc, parfois polychromes, dont la richesse est fonction du rang des personnes qui sont inhumées dans la salle. L'une d'elles surprend par sa structure architecturale : une grande coupole de forme ovoïde. Les murs sont généralement tapissés de carreaux de céramique dans les tons orange et jaunes ; un certain nombre de ces carreaux sont importés d'Italie (Naples en particulier) alors que d'autres sont de fabrication locale (ateliers de Qallaline). La salle des souverains ayant régné est la seule à être richement décorée de marbre polychrome de style italien.



Moïse (Michel-Ange)

 Moïse  est une statue de Michel-Ange, exécutée vers 1513–1515, intégrée dans le Tombeau de Jules II dans la basilique ...

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