bb

Translate




Thapsus

 Thapsus, quelquefois francisé en Thapse, est un site antique situé à l'est de l'actuelle Tunisie.

Les ruines de la cité sont encore visibles à Ras Dimass, près de Bekalta, approximativement à 200 kilomètres au sud-est de Carthage. Dion Cassius décrit son environnement en ces termes :

« Or Thapsus est située dans une sorte de presqu'île, longée qu'elle est, d'un côté par la mer, de l'autre par un marais.»


Ils comprennent les restes d'un môle, de thermes, de grands bâtiments publics dotés d'hypocaustes, d'un amphithéâtre et d'un grand réservoir. Une nécropole punique se trouve également dans les environs.

Dans une tribune publiée en 2011, l'archéologue Habib Ben Younes dénonce une « invasion lente et silencieuse » du site par le tissu urbain, menaçant ainsi le patrimoine archéologique. En 2019, un programme interdisciplinaire, paléo-environnemental et archéologique est mis en œuvre par le gouvernement tunisien.

La ville fut peut-être fondée par les Phéniciens à proximité d'un lac salé. Après la troisième guerre punique et la destruction de Carthage, elle sert de ville marchande à la province autonome de Byzacène en Afrique romaine.

Le 6 avril de l'an 46 av. J.-C., Jules César remporte une victoire importante sur Metellus Scipion et le roi numide Juba Ier lors de la bataille de Thapsus durant laquelle d'énormes pertes humaines sont dénombrées à proximité de la ville. César exige alors le paiement de 50 000 sesterces aux vaincus. La bataille marque la fin de l'opposition à César en Afrique et Thapsus devient dès lors une colonie romaine. Dans Cornélie, Robert Garnier a raconté cette bataille.

Trouvé non loin de Thapsus, le trésor de Fadhiline est constitué de près de 5 000 monnaies du IIIe siècle.

Dans le cadre d’un accord de coopération internationale entre l’Institut National du Patrimoine (INP) et l’Université de La Rochelle (France), une mission archéologique de terrain s’est déroulée du 28 avril au 22 mai 2025 sur le site antique de Thapsus, situé dans la délégation de Bekalta (gouvernorat de Monastir).




Ce projet de recherche a réuni des chercheurs et spécialistes venus de Tunisie, de France, d’Espagne et d’Italie, ainsi qu’un groupe de conservateurs du patrimoine et d’étudiants issus des universités de Tunis, Manouba, Sousse et Sfax.

Les travaux ont permis la poursuite des fouilles sur le site, accompagnées de sondages pour l’étude des couches archéologiques, de relevés classiques et géophysiques sur la zone et ses environs immédiats.

Des prises de vues thermiques aériennes par drone, ainsi que des relevés architecturaux et topographiques, ont également été réalisés, en plus de l’étude et de l’inventaire des artefacts mis au jour.

Ces activités ont contribué à mieux documenter les étapes d’évolution de la cité antique de Tapsus, en mettant notamment en lumière une occupation urbaine punique remontant au milieu du Ve siècle avant J.-C.





Moïse (Michel-Ange)

 Moïse  est une statue de Michel-Ange, exécutée vers 1513–1515, intégrée dans le Tombeau de Jules II dans la basilique Saint-Pierre-aux-Liens à Rome.

Cette statue de Moïse faisait partie du projet initial du tombeau de Jules II dans la basilique Saint-Pierre de Rome. Après quarante années de discussions, un ensemble réduit fut transféré par les héritiers à la basilique Saint-Pierre-aux-Liens.

Après sa restauration, une cérémonie marqua le 500e anniversaire de l'accession de Jules II au trône pontifical en 150, soit le 1er novembre 2003.


Moïse, descendu du Sinaï avec les Tables de la Loi données par Dieu, regarde, courroucé, les Juifs adorant le veau d'or.
Cette statue, l'une des six figures monumentales du couronnement du Tombeau, a occupé la plus haute élévation : elle a pour vue de fermer la base et non de monter jusqu'au toit, lui dire à quoi elle est exposée l'après-midi.






Thermes romains de Gaujac

 Les thermes romains de Gaujac sont un complexe thermal d'époque romaine, situé sur la commune de Gaujac, département du Gard. Le site antique de Gaujac est situé sur un oppidum occupé avant l'arrivée des Romains, peut-être par le peuple celte des Samnagenses évoqué par Pline l'Ancien.

L'oppidum était connu de longue date, Bourrilly et Mazauric signalant en 1911 dans une synthèse sur les enceintes pré- et proto-historiques du département du Gard, les " vestiges considérables d'un oppidum" à St Vincent. Les thermes ont été découverts en 1974 par Jean Charmasson, premier fouilleur de l’oppidum, et Dominique Cannaud. Ils ont été fouillés dans leur totalité par les équipes de la Société d’Étude des Civilisations Antiques de la Basse vallée du Rhône (SECABR) sous la direction de Jean Charmasson avec la collaboration de Dominique Cannaud, de 1975 à 1984, de 1984 à 1988 et en 1998.

Les thermes ont été édifiés sur la troisième terrasse du versant méridional de l’oppidum à degrés. Ils ont connu deux états successifs de construction.

État 1:
Le premier bâtiment était en cours de construction en 20 apr. J.-C. Trois salles contigües furent érigées : la première au nord, orientée est-ouest, était le vestiaire (apodyterium) dallé, entouré de bancs pour le dépôt des vêtements ; les deux autres mosaïquées, orientées nord-sud, attenantes et perpendiculaires au sud du vestiaire étaient chauffées. L’une, à l’est, était la salle tiède (tepidarium), l’autre, à l’ouest, était la salle chaude (caldarium) dotée d’une abside semi-circulaire logeant une vasque à ablutions (labrum) seul point d’eau de l’établissement. Deux fours au sud propulsaient la chaleur dans les hypocaustes des deux pièces. À l’est de ces bâtiments s’allongeait la palestre au sud-est de laquelle s’ouvrait l’entrée monumentale

État 2:
La difficulté de fonctionnement du premier état des thermes tenait à la quasi-absence de l’eau. La mise en place d’un réseau hydraulique souterrain et aérien dans la ville, en construction au cours de la seconde moitié du premier siècle, permit l’alimentation en eau de l’ensemble thermal. Au cours des années 90-100, une citerne de 80 m3 vint s’appuyer sur la face extérieure du mur de clôture oriental et les salles furent réaménagées en conséquence. La salle tiède reçut une baignoire monolithique en calcaire scellée dans une abside rectangulaire hors-œuvre qui était chauffée par un four. La salle chaude bénéficia de deux piscines au nord et, hors-œuvre, au sud, qui occupaient la largeur de la salle. La vasque à ablutions fut conservée. La palestre de l’état , trop encombrée par les installations hydrauliques et l’abside de la baignoire, devint une cour de service tandis qu’une nouvelle palestre, bordée de portiques sur trois côtés et d’une abside s’ouvrant sur le paysage au sud, était mise en place à l’ouest du vestiaire.




Vers 210-220, des secousses sismiques endommagèrent gravement les structures méridionales de l’établissement thermal mettant fin à son fonctionnement. La partie nord, restée intacte, devint un sanctuaire dédié à Fortuna, ajoutant un lieu de culte à la ville sacerdotale. La citerne en fut la cella où fut placée la statue de la déesse qui a été retrouvée. Sur une terrasse basse, au nord de la cour de service, se dressait probablement l’autel, le reste de l’espace étant réservé au dépôt des offrandes retrouvées enterrées. Le portique nord de la palestre et le vestiaire furent peut-être organisés pour l’hébergement des pèlerins. L’oppidum fut abandonné à partir du milieu du IIIe siècle.



Civilisation Maya

La civilisation maya est une ancienne civilisation de Mésoamérique principalement connue pour ses avancées dans les domaines de l'écriture, de l'art, de l'architecture, de l'agriculture, des mathématiques et de l'astronomie. C'est une des civilisations précolombiennes les plus étudiées avec celles des Aztèques et des Incas.

Elle occupait à l'époque précolombienne un territoire centré sur la péninsule du Yucatán, correspondant actuellement à une partie du sud du Mexique, au Belize, au Guatemala, au Honduras et au Salvador.

C'est une des plus anciennes civilisations d'Amérique : ses origines remontent à la préhistoire. La sédentarisation de populations est attestée, dans l'aire maya, à l'époque archaïque, entre le VIIe et le IIIe millénaire av. J.-C., les villages les plus anciens ayant été retrouvés sur les côtes de la mer des Caraïbes et de l'océan Pacifique. Les premiers indices de stratification sociale remontent à l'époque préclassique ancienne, au IIe millénaire av. J.-C., et se multiplient à l'époque préclassique moyenne, entre 1000 et 400 av. J.-C., avant l'émergence progressive d'États au préclassique récent3. D'importantes cités-États mayas des Basses-Terres du sud, telles que Copán, Tikal ou Palenque, connurent leur niveau de développement le plus élevé à la période classique, entre le vie et le IXe siècle de notre ère, avant d’être rapidement abandonnées entre la fin du viiie et du IXe siècle.


D'autres cités subsistèrent ou se développèrent alors dans les Basses-Terres du nord ainsi que dans les Hautes-Terres du sud, avant d'entrer en déclin, puis d'être quasiment toutes abandonnées, ou refondées par les Espagnols, peu après la conquête de l'Amérique au XVIe siècle. Les spécificités culturelles mayas ont alors été profondément modifiées par la colonisation espagnole, aboutissant à la culture maya moderne, caractérisée par un fort syncrétisme (religieux, notamment).

Les Mayas sont demeurés ignorés des chercheurs jusqu'au début du XIXe siècle. La forêt avait repris ses droits sur la plupart de leurs cités, et, peu après la conquête espagnole, aux xvie et xviie siècles, certains prêtres espagnols ont commis un crime contre la culture maya et ont brûlé la quasi-totalité des livres (codex) en écorce de figuier, laissés par les Mayas.

Seuls quatre codex ont été retrouvés.






Les premiers explorateurs à approcher les vestiges de la civilisation maya au XIXe siècle ont contribué à lui forger une image romantique, mais hélas bien différente de la réalité : « qui n’a pas entendu parler, par exemple, d’un ancien Empire maya, véritable âge d’or durant lequel un peuple laborieux et éminemment pacifique se serait adonné, dans le calme de ses cités protégées par la forêt dense, à la seule contemplation des astres ? ».

Dans les décennies récentes, les travaux des chercheurs modernes ont permis de renverser cette vision simpliste et sans nuance. Car, si les anciens Mayas étaient des bâtisseurs, de grands artistes et des savants, ils n’en étaient pas moins résolument guerriers. Du fait de leur organisation politique en cités rivales, la comparaison des Mayas classiques avec les cités grecques de l’époque classique ou avec les cités italiennes de la Renaissance peut être fondée..





Pierre de Rosette

 La pierre de Rosette est un fragment de stèle gravée de l'Égypte antique portant trois versions d'un même texte qui a permis le déchiffrement des hiéroglyphes au XIXe siècle. L'inscription qu'elle comporte est un décret promulgué à Memphis par le pharaon Ptolémée V en 196 av. J.-C. Le décret est écrit en deux langues (égyptien ancien et grec ancien) et trois écritures : égyptien en hiéroglyphes, égyptien démotique et alphabet grec. La pierre a pour dimensions 112,3 × 75,7 × 28,4 cm d'épaisseur. La stèle est en granodiorite, un matériau fréquemment assimilé à tort à du basalte ou du granite.



La pierre de Rosette est décrite comme « une pierre de granite noir, portant trois inscriptions… trouvée à Rosette » (al Rachid') dans un catalogue des artéfacts découverts par l'expédition française et cédés aux troupes britanniques en 1801. Quelque temps après son arrivée à Londres, les inscriptions sont frottées de craie blanche pour les rendre plus lisibles, le reste de la surface étant enduit de cire de carnauba afin de la protéger des doigts des visiteurs. Ceci donne une couleur noire à la pierre, ce qui a conduit à l'identifier — à tort — à du basalte. Ces ajouts sont retirés en 1999, ce qui révèle la teinte gris sombre originelle de la roche, l'éclat de sa structure cristalline et les veines roses traversant le coin supérieur droit6. La pierre de Rosette montre une forte ressemblance avec des échantillons de granodiorite issus d'une carrière de Gebel Tingar (en) sur la rive gauche du Nil, à l'ouest d'Éléphantine, dans la région d'Assouan, qui font partie de la collection Klemm : le veinage rose est typique de la granodiorite de cette région.
La pierre de Rosette porte trois inscriptions : en haut, en hiéroglyphes égyptiens ; au centre, en écriture démotique ; en bas, en grec ancien.
La face avant est polie et les inscriptions sont légèrement incisées. 
Les côtés de la pierre sont lissés et l'arrière n'est que grossièrement travaillé, probablement car il n'était pas destiné à être visible.




Thapsus

 Thapsus, quelquefois francisé en Thapse, est un site antique situé à l'est de l'actuelle Tunisie. Les ruines de la cité sont encore...

Pages