La pierre de Rosette est un fragment de stèle gravée de l'Égypte antique portant trois versions d'un même texte qui a permis le déchiffrement des hiéroglyphes au XIXe siècle. L'inscription qu'elle comporte est un décret promulgué à Memphis par le pharaon Ptolémée V en 196 av. J.-C. Le décret est écrit en deux langues (égyptien ancien et grec ancien) et trois écritures : égyptien en hiéroglyphes, égyptien démotique et alphabet grec. La pierre a pour dimensions 112,3 × 75,7 × 28,4 cm d'épaisseur. La stèle est en granodiorite, un matériau fréquemment assimilé à tort à du basalte ou du granite.
bb
Translate
Pierre de Rosette
Stonehenge
Stonehenge est un monument mégalithique composé d'un ensemble de structures circulaires concentriques, construit en cinq grandes étapes, entre 3000 et 1100 av. J.-C., du Néolithique à l'âge du bronze. Il est situé à treize kilomètres au nord de Salisbury, et à quatre kilomètres à l'ouest d'Amesbury (comté du Wiltshire, en Angleterre).
L'ensemble du site de Stonehenge et le cromlech d'Avebury, à une quarantaine de kilomètres au nord, sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco dans un ensemble intitulé « Stonehenge, Avebury et sites associés ». Le site attire environ un million de visiteurs par an.
Minerve
Minerve (latin : Minerva) est, dans la mythologie romaine, la déesse de la pensée élevée, de la sagesse, de l'intelligence, des métiers et de ceux qui les pratiquent ainsi que de la guerre comprise sous l'angle de la réflexion stratégique et du savoir-faire tactique (par opposition au courage brutal de Mars).
Elle est patronne des artisans et est, avec Jupiter et Junon, une des divinités de la triade capitoline, à laquelle sont dédiés le temple de Jupiter capitolin et les capitoles des autres villes de l’Empire romain.
Lors du lectisterne de 217 av. J.-C., elle a été assimilée à la déesse grecque Athéna, héritant d’une grande partie des mythes liés à celle-ci. Elle devient alors également la déesse de la sagesse, de la stratégie, de l'intelligence, de la pensée élevée, des lettres, des arts, de la musique et de l'industrie.
L'origine du culte de Minerve est obscure. On lui a longtemps attribué une origine étrangère à Rome même s'il ne faut pas exclure qu'elle ait été indigène. Varron lui attribue une origine sabine. La tradition romaine la fait venir de Faléries où son culte est attesté par des inscriptions archaïques. Un temple romain, celui de la Minerva Capta (« Minerve prise ») est celui de la Minerve de Faléries. Sa statue apparait pour la première fois lors du lectisterne de 217 av. J.-C. associée à Neptune, à l'instar du couple Athéna-Poséidon.
Selon Ovide, elle est fêtée par les artisans, les médecins et les enseignants. En ce sens, son culte se rapproche de la déesse celtique Brigit. Elle est célébrée le 19 mars lors des Quinquatries. C'est aussi le jour où les élèves remercient leurs professeurs en leur offrant un cadeau, le minerval.
Son culte, surtout dans la classe des lettrés hellénisés, est progressivement rapproché de celui d'Athéna1. Cette équivalence a pu se fonder d'abord sur le patronage reconnu aux deux déesses sur les arts et métiers, mais suivant le processus ordinaire c'est à Athéna dans tous ses emplois qu'elle est bientôt assimilée. Elle devient ainsi custos urbis, « gardienne de la cité ». Elle remplace progressivement Nerio, la compagne du dieu Mars dans la vieille religion romaine, par identification avec Athéna Niké (« victorieuse ») et Bellona. Il faut néanmoins attendre le temps de Pompée pour la voir traitée cultuellement en Athéna Niké, bénéficiaire d'une fondation de manubiis, c'est-à-dire faite à partir du prix de vente d'un butin.
Le culte de Minerva Medica peut s'expliquer par la participation des médecins aux Quinquatries ; la déesse est leur patronne.
Son culte se répand progressivement dans tout l'Empire romain, avec l'extension de celui-ci. On la retrouve à Nîmes, à Bath, Chichester, etc.
Elle a son logement dans le temple à trois cellae du Capitole.
Il y avait jusqu'en 207 un temple dédié à Minerve sur l'Aventin et un temple dédié à Minerva Capta (« Minerve captive ») sur la colline du Caelius. Cette chapelle contenait une statue de la déesse apportée de Faléries après la prise de la ville en 241 av. J.-C.
Il existait également sur le forum de Nerva un temple de Minerve qui fut construit par Domitien.
Tanit
Abundantia (Abondance )
Dans la religion romaine ancienne, Abondance était une personnification divine de l'abondance et de la prospérité. Elle a été l'une des incarnations de la vertu dans la propagande religieuse qui a fait de l'empereur l'instigateur des conditions de l'« âge d'or ». Abondance fait donc partie de l'art, du culte ainsi que de la littérature mais très peu de la mythologie romaine en tant que telle. Elle a peut-être survécu sous une forme ou une autre en Gaule romaine ainsi qu’en France médiévale.
Il a été suggéré que la déesse gauloise Rosmerta ait une équivalence fonctionnelle avec Abondance mais les deux n'ont jamais été directement identifiées dans les inscriptions. Guillaume d'Auvergne (d. 1249), un évêque de Paris, mentionne une Domina Abundia (« Maîtresse Abundia »), qui apparaît également dans Le Roman de la Rose sous le nom de « Dame Habonde ». L'évêque tire son nom de « abundantia », mais il peut se tromper. La nuit, les « dominae » pénètrent dans les maisons où des offrandes ont été faites pour elles. Elles mangent et boivent directement dans les récipients, sans que le contenu en soit diminué. Si elles sont satisfaites, elles apportent prospérité et fécondité. Guillaume considérait ces pratiques comme une forme d'idolâtrie. Les folkloristes du XIXe siècle considéraient ces figures comme des fées celtiques.
Nicolas de Cues rapporte que lors de ses voyages à travers les Alpes occidentales en 1457, il rencontra deux vieilles femmes qui lui dirent qu'elles étaient au service de Domina Abundia. Elles s'identifièrent comme étant des chrétiennes apostâtes et avaient été emprisonnées pour sorcellerie. Nicolas pensait qu'elles avaient été dupées par le diable mais qu'elles devraient être autorisées à recevoir la pénitence plutôt que de brûler sur un bûcher.
Les représentations de l'Abondance sont liées soit aux divinités de la nature, soit à des activités humaines telles que l'agriculture et le commerce, servant souvent de célébration du bon gouvernement ou du souverain.
Dans l'art occidental postérieur à l'Antiquité, l'Abondance est souvent représentée tenant sa corne d'abondance et ses gerbes de maïs ou de blé. Pour Cesare Ripa, l'Abondance doit ainsi être représentée sous la forme d'une femme belle et aimable, portant une couronne de fleurs (sources de fruits) et une robe verte (symbole de l'espérance) brodée d'or (couleur de la moisson) ; elle tient une corne d'abondance dans la main droite et un faisceau d'épis variés et de légumes, qui échappent et tombent par terre. Sa beauté s'oppose à la laideur de l'indigence. Un gouvernail, qui rappelait dans la Rome antique que la récolte annuelle arrivait par la voie des eaux, peut également apparaître ou être remplacé par une rame.
Alors que l'Abondance était souvent représentée à l'époque antique sur des médailles et des monnaies, qui constituent une source de documentation majeure pour Cesare Ripa, à l'époque moderne on la retrouve dans des cycles décoratifs de grandes demeures, sur des tombeaux de grands personnages ou dans des monuments publics. Sur le monument du cœur d'Anne de Montmorency, l'Abondance tient la corne d'abondance et offre des épis de blé et du raisin ; comme c'est souvent le cas, elle est associée à la Paix et à la Justice. Au château de Versailles, le salon de l'Abondance, dont le plafond est peint de trois figures allégoriques, donnait accès au cabinet dans lequel Louis XIV conservait ses objets d'arts les plus précieux.
Thapsus
Thapsus, quelquefois francisé en Thapse, est un site antique situé à l'est de l'actuelle Tunisie. Les ruines de la cité sont encore...
Pages
-
Le Jeune homme de Byrsa est une reconstitution anthropométrique d'un squelette retrouvé en 1994 sur la colline de Byrsa à Carthage en ...
-
La cathédrale Saint-Vincent-de-Paul ou simplement cathédrale de Tunis est la cathédrale de rite catholique de la ville de Tunis (Tunisie). ...



