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Niké

Dans la mythologie grecque, Niké (grec ancien : Νίκη, Nikê, /nǐːkɛː/) est une déesse personnifiant la Victoire, comme son nom l'indique. Fille du Titan Pallas et de Styx, elle est la sœur de Kratos (la Puissance), Bia (la Force) et Zélos (l'Ardeur), avec qui elle fait partie des proches de Zeus. L’Hymne homérique à Arès la fait cependant naître du dieu lui-même.
Elle est représentée comme une divinité ailée, capable de se déplacer à grande vitesse. Une célèbre sculpture de Niké, la Victoire de Samothrace, est conservée au musée du Louvre. Elle est aussi souvent représentée dans les mains de Zeus et d'Athéna. Selon une légende, Athéna et Niké décidèrent de créer la dynastie la plus pure en s'unissant spirituellement. Leur fils, Pallas, devint le meilleur guerrier du monde. Hélas, il mourut d'une maladie lancée par Apollon car Pallas avait abusé de Clitéa, prêtresse d'Apollon qui ne lui a pas révélé son avenir (une autre légende fait de lui un demi-dieu fils de Niké).

De nos jours, elle a également souvent été utilisée dans un contexte sportif :
La marque d'équipements de sport Nike vient du nom de la déesse, et son logo (le Swoosh) est une représentation stylisée des ailes de la Victoire de Samothrace.
Niké est représentée sur le premier trophée de la coupe du monde de football, nommé « trophée Jules Rimet ».
Le Spirit of Ecstasy, emblème de la marque automobile Rolls-Royce, est inspiré de la Victoire de Samothrace.

La petite histoire de l'église Jeanne d'Arc, deuxième paroisse de Tunis

C'est en juin 1911 qu'ont été entamés les travaux de construction de l’église Jeanne d’Arc, la toute première en Tunisie et en Afrique à avoir cette sainte pour protectrice.
L’oeuvre de l’abbé Garcin:
C’est à l’abbé Garcin qui fut auparavant le curé de Gaafour, non loin de Siliana, que revint la charge de construire cette église. Cette initiative fut prise durant l’épiscopat de Monseigneur Clément Combes et selon les souhaits de cet archevêque qui fut le successeur du cardinal Lavigerie.
Avant le premier coup de pioche en juin 1911, il fallut trouver un terrain qui sera acquis au Belvédère, face au square qui existe encore de nos jours. Ce fut ensuite au tour de l’architecte Queyrel de tracer les plans de la future église.
Les donateurs seront nombreux afin que l’église naisse rapidement. Avec un grand courage et une foi inébranlable en sa mission, l’abbé Garcin mobilisera les sommes nécessaires en Tunisie, en France et au Canada.

Première pierre et bénédictions:
Le 3 octobre 1911 sera bénie la première pierre de la nouvelle église. Pour souligner la continuité de la foi et comme le veut une coutume bien ancrée, cette pierre venait d’une église antique, celle de Damouss el Karita qui se trouvait à Carthage.
Les choses iront ensuite très vite. L’église sera construite rapidement et le 1er novembre 1912, elle recevra sa bénédiction. Puis, la statue de sa sainte patronne fut installée en janvier 1913 et bénie à son tour. Enfin, le grand autel sera béni en mars 1914 alors que la nouvelle paroisse comptait déjà près de trois-mille fidèles.
Les processions de Jeanne d’Arc et de la Fête-Dieu:
L’abbé Roussel succèdera à l’abbé Garcin en 1923 et à cette époque, on commencera à fêter Jeanne d’Arc qui est par ailleurs la protectrice de toute la France. Une procession sera organisée à partir de 1927 et se déroulera dans le jardin faisant face à l’église. Au fil des ans, on organisa aussi une procession pour la Fête-Dieu qui allait jusqu’à la place Pasteur.

Naissance d’une école:
Les abbés se succédèrent laissant chacun une trace singulière. Ainsi, l’abbé Roussel se porta acquéreur d’un terrain voisin pour y construire une école. Cette école, devenue la Fondation Bouabdelli, ne fut effectivement construite qu’en 1952 et dirigée par les soeurs de Saint Joseph de l’Apparition jusqu’à une date récente.
La deuxième paroisse de Tunis:
Plus tard, l’abbé Frère puis l’abbé Déchanet seront les curés successifs de cette église qui, depuis le Modus Vivendi, est la deuxième paroisse de Tunis.
Aujourd’hui, des messes se déroulent au quotidien en l’église Jeanne d’Arc et on y célèbre baptêmes, communions, mariages et funérailles.
La mosaïque de nos vies:
Pour y avoir souvent assisté à des célébrations de familles proches et amies, j’ai ressenti aussi bien la peine devant les cercueils quittant le parvis de l’église que la joie des jeunes mariés qu’on photographie à l’entrée de l’église et dans le jardin si bucolique qui lui fait face.

Comme on dit, c’est la vie ou plus précisément la mosaïque de nos vies qui défilent au seuil d’une église qui aura bientôt 104 ans…


Ensemble archéologique de Tarragone

L'ensemble archéologique de Tarragone est inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2000. Il s'étend autour de la ville de Tarragone.


1-Muraille de Tarragone:
Au IIe siècle av. J.-C., Tarraco fut dotée d'une grande muraille de 6 mètres de haut et 4,5 mètres d'épaisseur. Elle délimita le périmètre urbain. Sa longueur était d'environ 3 500 m. Actuellement sont conservés une des portes originales ainsi que 1 100 m de muraille, qui entourent le quartier ancien. La muraille constitue la construction architectonique romaine la plus ancienne de toutes celles conservées en dehors de l'Italie.
Après l'invasion islamique, Tarraco a subi un dépeuplement progressif et ce n'est qu'avec l'occupation de Raimond-Bérenger IV, au XIIe siècle que la muraille a été réutilisée et réparée. Entre les XVIe et XVIIIe siècles, elle a été renforcée au moyen de bastions, une fausse brèche et des remparts extérieurs afin d'adapter les défenses de Tarragone à l'artillerie. Elle a ensuite subie des modifications durant l'occupation napoléonienne.
La promenade archéologique permet de visiter la muraille romaine et la fausse brèche moderne, le tout autour de jardins, de poésies romantiques et d'explications historiques. Il convient de citer la tour de l'Archevêque, ayant subi d'importantes réformes médiévales, et celle de Minerve contenant la sculpture et l'inscription romaines les plus anciennes de la péninsule Ibérique.
La muraille de Tarragone est l'une des composantes du lieu classé patrimoine mondial de l'Humanité « Ensemble archéologique de Tarragone », identifiée par le code 875-001.
2-Forum provincial de Tarragone:
Le Forum provincial est un ensemble monumental immense (18 ha), constitué par deux grandes places entourées de portiques qui contenaient les principaux édifices administratifs, religieux et culturels de la cité de Tarraco, capitale de la province romaine Hispania Citerior Tarraconensis. Il s'agit des composantes du lieu classé patrimoine mondial de l'Humanité « Ensemble archéologique de Tarragone », identifiées par les codes 875-003 pour la place et 875-002 pour l'enceinte réservée au culte.
Le Forum a été construit par les romains en 73, sous le règne de l'empereur Vespasien. Il a été utilisé jusqu'au milieu duVe siècle. À partir de cette époque, les édifices qui entouraient la place ont été transformés en habitations privées. À partir du XIIe siècle, l'intérieur de la place a été urbanisé et on a fixé le tracé des rues qui s'est maintenu jusqu'à aujourd'hui. Cet espace correspond au réseau de rues qui constitue une bonne partie du quartier médiéval de Tarragone. On connaît parfaitement le périmètre extérieur du Forum Provincial, grâce aux murs visibles encore en de nombreux points du territoire antique de la cité. Les visiteurs peuvent retrouver la position de ces murs selon les deux couleurs au sol dans des lieux comme la Place du Roi ou la rue de Santa Anna: la ligne sombre correspond au tracé antique du mur, alors que les surfaces claires correspondent à la place. Cependant on ne connaît pas vraiment l'ensemble du dispositif intérieur de la place ni les caractéristiques architecturales des édifices.
L'espace était constituée par une place afféctée au culte et par une autre plus grande pour les cérémonies, plus l'enceinte inférieure où se trouvait le cirque.
L'enceinte du culte qui était le siège du concilium, était située dans la zone la plus haute de la cité, aujourd'hui occupée par la Cathédrale, la place de la Cathédrale et d'autres édifices. Il s'agit d'une place impressionnante de 153 m sur 136 m. Elle était entourée par un mur de 9 m de haut qui soutenait la couverture d'un portique avec des colonnes, de quelques 11 m de largeur, qui faisait le tour de la place. Cette place avec portique renfermait le grand temple d'Auguste, dont on connaît les impressionnantes proportions (les colonnes mesuraient environ 13,5 m de haut), mais non sa position exacte.

La place de cérémonies se trouvait sur une terrasse plus basse que celle de la zone de culte, reliée à cette dernière par un grand escalier, qui coïncide avec l'escalier actuel en face de la Cathédrale. La place mesurait 175 m de largeur sur 318 m de longueur, ce qui en fait la place la plus grande jamais construite par l'Empire romain. Trois des quatre côtés de la place étaient délimités par un podium élevé couvert par un vaste portique qui s'appuyait sur un mur avec des pilastres (dont on peut encore voir de nombreux fragments dans la cité). Derrière ce portique s'élevait une large voûte, dont on conserve divers travées, comme les voûtes dites del Pallol ou du Prétoire. Cette voûte, sûrement, soutenait une galerie supérieure. Aux angles méridionaux de cette place se dressent les tours de l'Ancienne Audience et du Prétoire, qui étaient utilisées comme cage d'escaliers donnant accès depuis le niveau inférieur du cirque à la place et à la galerie supérieure.
3-Cirque de Tarragone:
Le cirque de Tarragone est un cirque romain construit à la fin du Ier siècle, sous le règne de Domitien, dans la ville de Tarraco, l'actuelle Tarragone, capitale de la province romaine Hispania Citerior Tarraconensis en Espagne.
C'était l'édifice où se déroulaient les courses de chevaux et de chars. Il était situé entre la Via Augusta et le forum de la province. Sa forme était allongée et mesurait 325 mètres de longueur et 115 mètres de largeur, pour une capacité d'environ 24 000 spectateurs.
Il présente la particularité d'avoir été édifié à l'intérieur de la ville, fait qui lui donne par conséquent des caractéristiques architecturales très particulières. Il est considéré comme l'un des cirques les mieux conservés d'Occident, bien qu'une partie de sa structure reste cachée sous d'anciens édifices du XIXe siècle.

Le cirque de Tarragone est l'un des éléments de l'« ensemble archéologique de Tarragone », inscrit sur la liste du patrimoine mondial par l'UNESCO, sous l'identification 875-004.
4-Théâtre romain de Tarragone:
Le théâtre romain de Tarraco est un édifice romain situé à proximité du complexe du forum de la colonie, dans la cité de Tarraco, capitale de la province Hispania Citerior Tarraconensis, actuelle Tarragone (Catalogne, Espagne). C'est un des l'un des éléments de l'« ensemble archéologique de Tarragone », inscrit sur la liste du patrimoine mondial par l'UNESCO, sous l'identification 875-006.
Le théâtre a été construit à l'époque d'Auguste à la fin du Ier siècle, au moment de l'embellissement du Forum de la Colonie, et il était un des édifices les plus emblématiques de Tarraco.
L'édifice a été utilisé jusqu'à la fin du IIe siècle, date à laquelle il n'a plus été utilisé. Au IIIe siècle, après un incendie dans la zone monumentale annexe du théâtre, on a construit de nouveaux édifices en utilisant les matériaux du théâtre.
Le théâtre se trouve dans des conditions d'abandon sans aucune mise en valeur, en dépit du fait qu'il a été déclaré patrimoine de la Humanité. Récemment on a placé un mirador dans la rue Sant Magí et on travaille à la sauvegarde de la zone du théâtre ainsi qu'aux constructions autour de lui.
Pour sa construction, on a profité de la pente naturelle du terrain, comme dans le cas de l'Amphithéâtre de la même cité, pour installer une partie des gradins. Pour le reste, on a utilisé un système de cryptoportiques annulaires.
La scaena était le lieu destiné aux las représentations théâtrales, et se composait d'une plateforme élevée sur un podium décoré avec un exèdre. Dans la partie postérieure de la scène, il y avait une place avec des jardins pour l'accès des spectateurs au théâtre, et en son centre existait un grand bassin avec des statues sur des piédestaux à l'intérieur.
La scène (proscaenium) était fermée par une façade monumentale décorée (frons scaenae).
Les spectateurs s'installaient sur les gradins suivant l'ordre censitaire et social.
Actuellement, ne sont conservés que les cinq premiers rangs des gradins autour de l'orchestra et deux des trois escaliers radiaux qui articulaient les gradins. On conserve également la base du pulpitum et de la scaenae frons. On peut voir encore les trous où étaient placés les supports du rideau.

Lors des différentes fouilles réalisées dans le théâtre et tout autour, on a trouvé d'importants restes archéologiques, comme des chapiteaux, des frises, des colonnes, des sculptures etc.
5-Aqueduc de Tarragone:
L'aqueduc de Tarragone (aussi appelé aqueduc de les Ferreres ou Pont du Diable) est un aqueduc situé en bordure de la ville de Tarragone en Espagne. Il date du Ier siècle : la décision de sa construction est attribuée à Auguste ; son état de conservation est remarquable.
On y accède en traversant un parc boisé, à droite de la route de Valls. Il enjambe une vallée de ses deux rangées d'arches de pierres. Il alimentait en eau potable la grande ville romaine voisine de Tarragone. On peut descendre au pied pour prendre un peu de recul et admirer cette petite copie du pont du Gard ou bien on peut monter dans la conduite de l'eau et ainsi traverser, sur plus de 200 mètres, la vallée par le sommet du monument. Il a été longtemps surnommé le « pont du Diable » ou pont des Forgerons.
Bien que l'on ne connaisse la date exacte de la construction de l'aqueduc, il semble probable qu'il date du Ier siècle, à l'époque de l'empereur Auguste, qui coïncide avec le développement de Tarraco qui voit l'urbanisation de la partie haute de la cité, alors siège du Concilium provinciae d'Hispanie citérieure.
L'aqueduc a fonctionné jusqu'à la fin du Moyen Âge. Il a été restauré au Xe siècle — sous le règne du calife Abd al-Rahman III de Cordoue — et une autre fois au XVIIIe siècle. Durant les XIXe et XXe siècles, on a effectué divers travaux de conservation pour réparer les détériorations du monument.
En 1905, il a été déclaré Bé Cultural d'Interès Nacional et en 2000, il a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO comme faisant partie de l'ensemble archéologique de Tarragone, sous l'identification 875-009. Après l'acquisition du terrain par la municipalité de Tarragone, le «Parc Ecohistòric del Pont del Diable» a été inauguré en 2005 afin de protéger tant le monument que son cadre naturel.

Entre 2009 et octobre 2011 a été effectué un travail de restauration de la corniche supérieure et du mur supérieur pour permettre le passage de l'eau par le canal de la partie supérieure
L'eau de la rivière Francolí (es) est collectée au moyen d'un réservoir dans un endroit appelé Torre del Comte, situé entre les villages d'El Rourell et de Perafort à environ 15 km de Tarragone. De là, l'eau est amenée par un canal à Tarraco, d'abord parallèle à la rivière et du pont de la Codonie, le canal suit les courbes de niveau en profitant des pentes naturelles du terrain pour atteindre le barranc dels Arches qu'il traverse au moyen du célèbre pont aqueduc. Sur la partie sud du barranc, le canal suit l'ancien chemin de l'Ange et pénètre dans la ville par l'avenue de Catalogne où l'eau a été collectée et purifiée dans un grand appareil, appelé castellum aquae (nom latin pour l'eau du château) et plus tard a été distribué par un réseau de tuyaux en plomb dans le quartier résidentiel de Tarraco.

Toute la structure du pont est construite en opus quadratum, des blocs de pierre taillés régulièrement en forme de parallélépipèdes (coupe rustiquée) et disposés sans mortier, avec des joints secs. Le canal qui conduit l'eau a été construit en opus signinum, avec un mortier imperméable à base de chaux et de tuiles en poudre. La pierre utilisée a été extraite d'une carrière située sur une colline près du monument, appelée criques de la Pedrera.



Tour de Pise

La tour de Pise (torre di Pisa en italien) est le campanile de la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Pise, en Toscane (Italie). Elle est située à proximité du chevet de la cathédrale et fait partie des monuments de la piazza dei Miracoli (la « place des Miracles »), inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Sa construction débuta en 1173. Mondialement connue, elle est un des symboles de l’Italie et l’emblème de la ville de Pise.
Outre le fait qu’elle soit considérée comme un chef-d’œuvre de l’art roman toscan en marbre, sa célébrité vient notamment de son inclinaison caractéristique (qui est actuellement d’un angle de 3° 59′ vers le sud), apparue très rapidement pendant sa construction, du fait qu’elle ait été édifiée sur une plaine alluviale. Ce défaut serait dû soit à un défaut de fondation, soit à un affaissement de terrain dû à une roche : la marne.
Fermé au public pour des raisons de sécurité le 7 janvier 1990, le monument a été visité par 31 millions de personnes au cours des soixante années précédentes. Devant le risque d’écroulement, d’importants travaux ont été engagés à partir de 1993.

Construite dans le style roman, la tour est haute de 55,86 mètres côté sud et de 56,71 m côté nord, du fait de son inclinaison, et a un diamètre externe de 15,5 mètres à la base. Sa masse estimée est de 14 500 tonnes.
Cette tour creuse, de diamètre interne de 7,4 mètres (4,2 m au sommet), est composée de deux cylindres de pierre concentriques entre lesquels court un escalier en colimaçon de 293 marches. Les murs de la partie affaissée de la tour ont été affinés afin d’en freiner la chute. Entre chacun des 8 étages, des colonnes de marbre de Carrare servent de support, et de nombreuses sculptures sont visibles. La porte est décorée de sculptures d’animaux et autres grotesques de style roman.
La légende dit que Galilée laissa tomber, simultanément du haut de cette tour, des corps sphériques de masses différentes, afin de montrer « devant l’université réunie » que dans une chute ces corps arrivent simultanément, et non pas avec un retard entre eux proportionnel à leur masse, comme le supposait Aristote. Cette légende, encore vive chez les historiens des sciences au début du XXe siècle, fut battue en brèche par les historiens Emil Wohlwill, dans une publication posthume de 1926, et surtout Alexandre Koyré à partir des années 19302. Mais en fait l’expérience a été faite du vivant de Galilée, notamment par Viencezo Renieri, professeur de mathématiques à l’université de Pise, en 1641, et toutes ces expériences ont conclu que les corps n’arrivent pas simultanément : informé de cela, Galilée s’est contenté de renvoyer son correspondant à son Dialogue dans lequel il est bien précisé que l’arrivée n’est simultanée que dans le vide, notion abstraite, voire considérée comme impossible, à l’époque.
Une superstition pisane dit également que le fait de monter dans la tour porterait malheur aux étudiants : ils risqueraient de rater leurs études.
La tour s'est mise à pencher quelques années seulement après le début de sa construction. Implantée sur un site particulièrement ingrat, la plaine alluviale fluvio-marine de l'embouchure de l'Arno, la tour subit un affaissement en raison de tassements différentiels et penche d'autant plus qu'il n'y a pas de fondations. En la regardant de l'est ou de l'ouest, « on voit qu'elle penche moins en haut qu'en bas, car son aplomb a visiblement été progressivement corrigé au cours de son édification : ses constructeurs successifs ont sans doute rapidement compris6 que le sous-sol du site n'était pas stable. »
La tour a paradoxalement pu résister à pas moins de quatre forts tremblements de terre car le sol argileux qui est à l'origine de son instabilité est aussi responsable de sa capacité à ne pas s'effondrer en cas de séisme (phénomène d'interaction dynamique entre le sol et la structure). « La hauteur et la rigidité de la tour combinées à l'instabilité du terrain modifient sensiblement les caractéristiques vibratoires de la structure. La tour ne résonne pas avec les mouvements du sol ».
En 1838, un bassin est décaissé à la base de la tour pour mettre au jour la base des colonnes qui s’étaient enfoncées sous terre.
Des mesures de l’écartement du sommet avec la verticale montrent l’inclinaison progressive :
1350 : 1,4 m soit 1,47°
1817 : 3,8 m soit 3,99°
1993 : 5,4 m soit 5,66°, ce qui fait que le dernier étage (no 8, celui des cloches) dépassait l’aplomb des fondations de 4,5 mètres.
2006 : 4,5 m soit 4,72°
2008 : 3,99 m soit 4,19°
Le 7 janvier 1990, la tour est fermée au public pour des raisons de sécurité. Le monument avait alors été visité par plusieurs millions de personnes au cours des soixante années précédentes. De grands travaux de consolidation (1990-2001) sont alors menés.
Après expertises, les travaux commencent par excavation des fondations, coulage de centaines de tonnes de béton pour la stabiliser, cerclage des anneaux, drainage du sol pour abaisser le niveau de la nappe phréatique au-dessus de laquelle elle est érigée. En septembre 1995, un système cryogénique installé pour refroidir le sol s’avère faire pencher la tour encore plus. En 1998, une armature interne en acier est posée et l'année suivante, 60 m3 d’argile sont extraits sous la tour cependant que les fondations sont renforcées par des piliers de 15 m de profondeur.
Les travaux, achevés en 2001, ont permis de surprenantes découvertes. La tour a été construite sur les restes d’une opulente villa patricienne du IIIe siècle, elle-même érigée sur une nécropole romaine surplombant un cimetière étrusque. Deux corps momifiés et des fragments de mosaïque romaine ont été trouvés.
D’un montant de 28 millions d’euros, les travaux ont permis de redresser la tour et de la stabiliser pour au moins une centaine d’années ; cependant, d’autres affirment qu’elle restera encore au moins 300 ans debout. Aujourd’hui elle est considérée comme stabilisée ; depuis l’été 2004, elle n’a connu que des oscillations physiologiques de faible amplitude, selon le collectif scientifique responsable de la consolidation de l’édifice.
Les visites ont pu reprendre depuis le 15 décembre 2001, mais certains scientifiques craignent que cela n’écourte la vie de cette construction, qui reste assez fragile. De prochains travaux vont permettre d’alléger la tour en la débarrassant des aménagements obstruant les étages ; il redeviendra alors possible de voir le ciel de l’intérieur comme dans un gigantesque télescope, comme cela était possible avant 1935.
En août 2013, après quelques années de stabilité, la tour a commencé à se redresser sans qu’aucun travail supplémentaire n’ait été effectué. En Novembre 2018, selon l'Université de Pise, la tour s'est redressée de 4 centimètres.





La Mosquée bleue

La Mosquée bleue, mosquée du sultan Ahmet ou mosquée Sultanahmet (en turc Sultan Ahmet Camii ou Sultanahmet Camii) est l'une des mosquées historiques d'Istanbul. Elle est notamment connue pour les céramiques à dominante bleue qui ornent les murs intérieurs, et lui ont valu son nom en Europe.
Elle fut construite entre 1609 et 1616, sous le règne du sultan Ahmet Ier. Comme beaucoup d'autres mosquées, elle comporte également la tombe du fondateur, une médersa et un hospice. La mosquée Sultanahmet est devenue l'une des attractions touristiques les plus populaires d'Istanbul.
Elle fut un point de départ du pèlerinage à La Mecque et a le privilège de comporter six minarets : la Mosquée sacrée de La Mecque en comptait autant à l'époque, mais en a depuis reçu un septième.

Après la paix de Zsitvatorok, signée par Ahmet Ier avec l'archiduc Matthias d'Autriche, qui mettait fin à la guerre avec la Hongrie sans victoire ottomane décisive, le sultan décida de construire une grande mosquée à Istanbul pour apaiser Dieu.
C'était la première mosquée impériale construite depuis plus de quarante ans.
Alors que ses prédécesseurs avaient payé pour l'édification des mosquées avec leur butin de guerre, Ahmet Ier dut retirer les fonds du Trésor, provoquant la colère des oulémas.
La mosquée fut construite sur le site de l'ancien Grand Palais des empereurs byzantins, face à la basilique Ayasofya - Sainte Sophie (à cette époque, la mosquée la plus vénérée à Istanbul) et à l'hippodrome : ce site était d'une grande signification symbolique.
Plusieurs palais, déjà construits à la même place, ont dû être achetés (à un prix considérable) et détruits, en particulier le palais de Sokollu Mehmet Pacha, et de grandes parties de la Sphendonè (les tribunes courbes à structure en U de l'hippodrome).

La construction de la mosquée débuta en août 1609, lorsque le sultan lui-même vint donner le premier coup de pioche.
Il avait l'intention que le bâtiment devienne la première mosquée de son empire.

Il nomma pour la construction son architecte royal Sedefhar Mehmet Ağa, un élève et assistant principal du fameux architecte Mimar Sinan.
L'organisation du travail est décrite dans ses moindres détails en huit volumes, stockés maintenant dans la bibliothèque du palais de Topkapi.
Les cérémonies d'ouverture eurent lieu en 1617 (bien que la porte de la mosquée porte la date de 1616) et le sultan a pu prier dans la loge royale.
Le bâtiment n'était pas encore terminé à la fin du règne d'Ahmet Ier et les dernières factures ont été signées par son successeur Mustafa Ier.

La mosquée bleue s'inscrit dans la politique architecturale d'Ahmet Ier pour rivaliser avec Ayasofya. Il s'agissait de démontrer que les architectes ottomans n'avaient rien à envier à leurs prédécesseurs chrétien : le plan de la mosquée s'inspire donc de celui de l'église Sainte-Sophie édifiée par Justinien près de mille ans plus tôt, et transformée en mosquée après la prise de Constantinople par les Turcs en 1453. Il s'inspire aussi des édifices construits au siècle précédent par l'architecte Sinan, en particulier de la Mosquée Süleymaniye (mosquée de Soliman le Magnifique) et de la Mosquée Bayezid II (mosquée de Bayezid II), plus directement inspirées par leur modèle byzantin. Sa coupole, en particulier, tente de s'approcher des dimensions de celle d'Ayasofya (23,5 m de diamètre, contre 30 m à Ayasofya, et 27,5 m pour la mosquée de Soliman.
Cette coupole est soutenue par quatre piliers massifs dits en « pattes d'éléphants » et contrebutée par quatre demi-coupoles. 260 fenêtres inondent l'édifice de lumière. L'intérieur est décoré de 21 043 carreaux de faïence d'Iznik à dominante bleue, d'où la mosquée tire son surnom.

La mosquée a été représentée sur le verso des billets de 500 livres turques de 1953 à 1976.
La conception de la mosquée Sultanahmet est l'aboutissement de deux siècles de développement à la fois de mosquées ottomanes et d'églises byzantines.
Elle reprend certains éléments byzantins de la proche Ayasofya (Sainte Sophie) avec une architecture islamique traditionnelle.
Conçue par l'architecte Sedefhar Mehmet Ağa, la mosquée Sultanahmet est considérée comme le dernier exemple de l'architecture ottomane classique. L'architecte a habilement synthétisé les idées de son maître Mimar Sinan, en visant une taille importante, la majesté et la splendeur, mais l'intérieur n'a pas sa pensée créatrice.
I-Extérieur :
Sedefhar Mehmet Ağa a utilisé de grandes quantités de matériaux pour la construction, notamment dans la pierre et du marbre, évacuant les fournitures pour d'autres travaux importants.
L'aménagement de la mosquée est irrégulier, car l'architecte a dû tenir compte des contraintes existantes du site.
Sa façade majeure siège en tant qu'entrée face à l'hippodrome.
L'architecte a fondé son plan sur la Mosquée Ṣehzade (1543-1548) à Istanbul, la première grande œuvre d'envergure de Mimar Sinan, avec le même plan en quadrilobe symétrique et la vaste cour.
La salle de prière est surmontée d'un système ascendant de coupoles et de demi-dômes, chacun soutenu par trois exèdres, culminant avec le large dôme central, qui mesure 23,5 m de diamètre et 43 m de hauteur à son point central.
Vu de la cour, le profil de la mosquée devient une succession harmonieuse de coupoles et demi-dômes. L'effet global de l'extérieur sur le visiteur est une harmonie visuelle parfaite qui conduit l'œil jusqu'au sommet de la coupole centrale.
La façade de la vaste cour a été construite de la même manière que la façade de la mosquée Süleymaniye, à l'exception de l'ajout des tourelles sur les coins des dômes. La cour est à peu près aussi grande que la mosquée elle-même et est entourée par un processus continu, plutôt monotone d'arcades voûtées (revak). Il dispose d'installations sanitaires des deux côtés.
La fontaine hexagonale centrale est plutôt petite en contraste avec les dimensions de la cour. La porte monumentale, mais étroite vers la cour se distingue par l'architecture de l'arcade. Sa demi-coupole a une structure de stalagmite, couronnée d'un dôme nervuré plutôt petit sur un grand tambour. Une chaîne de fer lourde est suspendue dans la partie supérieure de l'entrée du tribunal sur le côté ouest.

Seul le sultan a été autorisé à entrer dans la cour de la mosquée à cheval. La chaîne a été placée là, de sorte que le sultan a dû baisser la tête chaque fois qu'il entra dans la cour afin de ne pas la toucher. Il s'agit d'un geste symbolique, pour assurer l'humilité du sultan face au divin.
II-Intérieur:
Les coupoles sont soutenues par quatre piliers massifs qui rappellent ceux de la mosquée Selimiye à Edirne, un autre chef-d'œuvre de Sinan. Il est évident que Sedefhar Mehmet Ağa a été timoré en prenant cette marge de sécurité exagérée, en dégradant les proportions élégantes de la coupole par leur taille oppressive.
Ces « pieds d'éléphants » sont composés de multiples rainures de marbre convexes à leur base, tandis que la moitié supérieure est peinte, séparée de la base par une bande inscrite avec des mots dorés.
À ses niveaux inférieurs et à chaque quai, l'intérieur de la mosquée est bordée de plus de 20 000 carreaux de céramique artisanale, faite à Iznik (l'ancienne Nicée) dans plus de cinquante modèles différents. Les carreaux aux niveaux inférieurs sont de conception traditionnelle, tandis qu'au niveau de la galerie leur design devient flamboyant avec des images de fleurs, de fruits et de cyprès. Plus de 20 000 carreaux ont été fabriqués sous la supervision du maître potier d'Iznik Kaşıcı Hasan, et Mustafa Mersin Efendi de Avanos (Cappadoce). Toutefois, le prix des constructeurs pour les carreaux était fixé par décret du sultan, tandis que les prix des carrelages a augmenté au fil du temps. En conséquence, les carreaux utilisés plus tard dans la construction étaient de moindre qualité, leurs couleurs ont pâli et changé (le rouge au brun, le vert au bleu, blanc tacheté) et la glaçure s'est émoussée. Les tuiles sur le mur du balcon arrière sont des carreaux recyclés du harem du palais de Topkapı, quand il a été endommagé par un incendie en 1574.
Les niveaux supérieurs de l'intérieur sont dominés par la peinture bleue, mais de mauvaise qualité.

Plus de 200 vitraux avec des motifs complexes laissent passer la lumière naturelle, aujourd'hui aidée par des lustres. Sur les lustres, des œufs d'autruche étaient destinés à éviter les toiles d'araignées dans la mosquée en repoussant les araignées.
Les décorations comprennent des versets du Coran, dont beaucoup ont été faits par Seyyid Kasim Gubari, considéré comme le plus grand calligraphe de son temps. Les sols sont recouverts de tapis, qui sont donnés par des fidèles et sont régulièrement remplacés dès qu'ils sont usés. Les nombreuses fenêtres spacieuses confèrent une impression d'espace. Les croisées au niveau du sol sont décorées avec l'Opus sectile.
Chaque exèdre a cinq fenêtres, dont certaines sont aveugles. Chaque demi-coupole possède 14 fenêtres et le dôme central 28 (dont quatre sont aveugles). Le verre de couleur pour les fenêtres a été un don de la Seigneurie de Venise au sultan. La plupart de ces vitraux colorés ont désormais été remplacés par des versions modernes sans quasiment aucune valeur artistique.
L'élément le plus important dans l'intérieur de la mosquée est le mihrab, qui est fait de marbre finement sculpté, avec un créneau de stalactites et un panneau double d'inscriptions au-dessus. Les murs adjacents sont recouverts de carreaux de céramique, mais les nombreuses fenêtres autour leur donnent une apparence moins spectaculaire.
À la droite du mihrab est le minbar richement décoré, ou pupitre, où l'imam se trouve quand il prononce son sermon au moment de la prière de midi le vendredi ou les jours saints. La mosquée a été conçue de sorte que même quand elle est très encombrée, tout le monde à la mosquée peut voir et entendre l'imam.
Le kiosque royal est situé à l'angle sud-est, il comprend une plate-forme, une loggia et deux petites salles. Il donne accès à la loge royale dans le sud-est de la galerie supérieure de la mosquée. Ces chambres sont devenues le siège du grand vizir pendant la répression du corps rebelle janissaire en 1826. La loge royale (Hünkâr Mahfil) est soutenue par dix colonnes de marbre. Elle a ses propres mihrabs, qui étaient autrefois ornés d'un jade rose et doré et une centaine de corans sur les lutrins incrustés et dorés.
Le grand nombre de lampes qui éclairent l'intérieur étaient autrefois couvertes d'or et de pierres précieuses. Parmi les bols en verre on pouvait trouver des œufs d'autruche et des boules de cristal. Toutes ces décorations ont été enlevées ou pillées pour les musées.

Les grandes tablettes sur les murs sont gravées avec les noms des califes et des versets du Coran, à l'origine par le grand calligraphe du XVIIe siècle Ametli Kasım Gubarım, mais ils ont souvent été restaurés.
La mosquée Sultanahmet est l'une des deux mosquées de Turquie qui dispose de six minarets, l'autre étant à Adana. Lorsque le nombre des minarets a été révélé, le sultan fut critiqué pour présomption, car il s'agissait, à l'époque, du même nombre qu'à la mosquée sainte de la Ka'ba à La Mecque. Il a surmonté ce problème en payant pour la construction d'un septième minaret pour la mosquée de La Mecque.

Quatre minarets sont aux coins de la mosquée. Chacun est cannelé, les minarets en forme de crayon à trois balcons (ṣerefe) avec des consoles stalactites, tandis que les deux autres à la fin de l'esplanade n'ont que deux balcons. Jusqu'à récemment, le muezzin ou l'appelant aux prières devait grimper sur un étroit escalier en colimaçon cinq fois par jour pour annoncer l'appel à la prière. Aujourd'hui, un système de sonorisation est utilisé, et l'appel peut être entendu à travers la partie ancienne de la ville, relayé par d'autres mosquées dans les environs. 










De grandes foules de Turcs et touristes se réunissent au coucher du soleil dans le parc situé devant la mosquée pour entendre l'appel à la prière du soir, au coucher du soleil et la mosquée est brillamment éclairée par des projecteurs colorés.






Thapsus

 Thapsus, quelquefois francisé en Thapse, est un site antique situé à l'est de l'actuelle Tunisie. Les ruines de la cité sont encore...

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