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Sbeïtla

Le site archéologique de Sbeïtla, vestige de l'antique Sufetula, est un site archéologique du centre-ouest de la Tunisie, situé à Sbeïtla dans le gouvernorat de Kasserine.
Les témoignages archéologiques du site sont tous postérieurs au ier siècle mais des traces d'une installation humaine antérieure existent dans les environs immédiats.


La ville est fondée par les Romains, sous la dynastie des Flaviens, probablement dans la deuxième moitié du Ier siècle. Les armées romaines viennent de pacifier la région alors en proie aux attaques des Maures présentés comme les véritables barbares de l'Afrique, et des terres sont attribuées aux vétérans qui peuvent ainsi protéger les frontières des incursions étrangères. C'est ainsi que naissent les villes de Sufetula et Cillium (actuelle Kasserine) distantes de 35 kilomètres. Se situant à mi-chemin entre le nord et le sud de la province d'Afrique, en Byzacène, la cité de Sufetula connaît un important développement économique et urbanistique. Les monuments, que l'on peut encore visiter, en témoignent : les maisons, le forum, les temples, les thermes, etc. La ville sert alors de carrefour routier et de centre commercial et agricole. Son économie est essentiellement axée sur l'agriculture, et notamment sur la culture de l'olivier pour la production d'huile.
La ville devient une colonie, après avoir été un municipe, avec une organisation administrative calquée sur le système romain classique. À partir du IIe siècle, la ville est dotée d'un curateur, sorte de contrôleur des finances envoyé par Rome. C'est d'ailleurs Sufetula qui livre le premier exemple de curateur de cité (un certain Aelius Rusticus) sous le règne de Septime Sévère.
Au premier quart du IVe siècle, Sufetula se convertit au christianisme comme le reste de l'Empire romain, après que l'empereur Constantin institue le christianisme comme religion d'État. Elle n'échappe pas aux querelles liées aux courants schismatiques que connaît l'Église (notamment le donatisme). Mais celles-ci disparaissent avec l'arrivée des Vandales au Ve siècle. Les chrétiens de la ville sont alors persécutés, notamment en 484, avec le cas d'un évêque nommé Praesidius. La présence de plusieurs centres de production d'huile d'olive et de céramiques près de Sufetula, dont l'activité est assurément datée de la fin du ve siècle et du début du vie siècle, laisse penser que l'économie et les arts continuent cependant de se développer.
Les Byzantins, à la reconquête de l'Afrique sous le règne de Justinien, s'installent à Sufetula avec une garnison et fortifient de nombreux monuments, comme en témoignent les maisons à l'entrée du site. Le patrice Grégoire choisit en effet la ville comme lieu de résidence et y installe son état-major. Avec l'approche des armées arabes venues de Tripolitaine, Grégoire proclame son indépendance vis-à-vis de l'Empire byzantin en 646.
La connaissance des attaques de l'armée musulmane repose essentiellement sur la tradition orale arabe. En 647, Sufetula est prise et ses habitants fuient en grand nombre la ville pour se réfugier peut-être dans l'amphithéâtre de l'antique Thysdrus, l'actuelle El Jem. La ville est détruite mais pas totalement abandonnée comme l'attestent les fouilles récentes.
L’excavation du site débute à la fin du XIXe siècle, notamment avec les fouilles du lieutenant Marius Boyé qui commencent le 30 mai 1883, suivies par une deuxième série du 22 au 29 juin 1884. Ensuite, le site connaît des importantes travaux d'excavation et de restauration entre 1906 et 1921, suivis par d'autres jusqu'en 1963.
Malgré ces nombreux travaux, uniquement le tiers du site a été restauré et de nombreux monuments restent en attente, tels que le temple anonyme, l'arc de Septime Sévère et l'amphithéâtre. Il est marqué par la perte des monuments énumérés en 1967 par l'archéologue Noël Duval, dont le mausolée, la basilique des saints Sylvain et Fortunat, la colline de cendres et les tombes d'époque chrétienne.




Sainte-Sophie


La basilique Sainte-Sophie est une grande basilique chrétienne de Constantinople construite dans un premier temps au ive siècle, puis reconstruite bien plus grande au vie siècle, sous l'empereur byzantin Justinien, où elle a acquis sa forme actuelle. Elle est devenue mosquée au xve siècle sous Mehmet II. Elle est située sur la péninsule historique d'Istanbul. Depuis 1934, elle n'est plus un lieu de culte mais un musée. Son esplanade est à la mesure de la gloire de Byzance. Souvent surnommée la Grande Église, la basilique est dédiée au Christ, « sagesse de Dieu », selon la tradition théologique chrétienne. La dédicace du sanctuaire est célébrée le 25 décembre.




Sainte-Sophie est le monument le plus important de l'architecture byzantine. Sa somptueuse décoration intérieure de marbre couvrant tous les sols et les murs, ses mosaïques à fond d'or couvrant autrefois toutes les voûtes et coupoles (aujourd'hui en grande partie couvertes sous les enduits ou disparues), ses colonnes monumentales en diverses roches précieuses, son plan complexe et original mais cohérent, sa couverture en coupole et demi-couples qui semble suspendue dans les airs, ses nombreux étages de fenêtres distribuant abondamment la lumière dans tout l'édifice, et surtout l'immensité du volume intérieur qui a pu être dégagé, sont d'une immense valeur autant technique qu'artistique. Justinien a lui-même supervisé l'achèvement de la basilique, la plus grande jamais construite à ce moment, qui devait rester la plus grande église du monde jusqu'à l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame du Siège de Séville.
La basilique de Justinien est à la fois le point culminant des réalisations architecturales paléochrétiennes dérivées de l'Antiquité tardive romaine, et le premier chef-d'œuvre de l'architecture byzantine, qui marquera profondément tout le Moyen Âge qu'elle inaugure d'un point de vue architectural. Son influence s'est exercée profondément yy de manière durable, sur l'architecture orthodoxe orientale, mais aussi tout autant sur celles de l'Église catholique et du monde musulman, et elle est restée un modèle insurpassé et admiré durant des siècles.






La restauration d'une statue en marbre.

Méthodes et étapes de la restauration d'une statue en marbre.




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Cyrène

Cyrène était une ville de Cyrénaïque, la plus ancienne et la plus importante des cinq colonies grecques de la région, où étaient déjà établis les Libyens anciens. Elle a donné le nom de Cyrénaïque à sa région, qu'elle a souvent dominé entre le VIIe av. J.-C. et le IVe apr. J.-C.. Le vaste site archéologique actuel comprend trois secteurs principaux : la ville et ses faubourgs, comprenant le Sanctuaire d'Apollon, les nécropoles autour de la ville et la campagne (ou chôra), qui présente de nombreux vestiges d'exploitations agricoles, de villages, de sanctuaires et de monuments funéraires.


L'ancienne ville grecque est située à proximité immédiate de la moderne Shahhat de Libye. Ancien évêché, à partir du IVe, Cyrène se trouve dans la vallée luxuriante des hautes terres de Djebel Akhdar (Montagne Verte) sur un plateau de 600 mètres d'altitude à distance de moins de 10 kilomètres de la Méditerranée.
Cyrène est fondée par des Grecs venus de Théra (Santorin) sur les conseils de l'oracle de Delphes. Conduits par Aristotélès - ou Battos Ier - après plusieurs essais infructueux, ils s'installent en un lieu aux terres riches « où le ciel est percé » (signe de pluies abondantes). Deux dates sont présentes pour l'année de fondation de Cyrène : -631 pour Suzanne Amigues, ou vers -644pour Maurice Sartre, jusqu'à l'assassinat d'Arcésilas IV en -440 et l'établissement de la démocratie. La fondation de la ville est racontée dans le Livre IV des Histoires d'Hérodote. La Cyrénaïque devient une partie de l'empire des Ptolémées (vers 321 av. J.-C.) depuis Alexandrie puis de l'Empire romain en 96 av. J.-C..
Dotée d'une constitution démocratique, Cyrène fut, avec son port Apollonia, une ville importante de l'Antiquité pendant mille ans. La ville est le lieu de naissance de savants comme Ératosthène, de poètes comme Callimaque, de philosophes comme Carnéade, Arété et surtout Aristippe de Cyrène, fondateur d'une école hédoniste dite Cyrénaïque. Les habitants de Cyrène à l'époque de Sylla (vers -85) sont divisés en quatre classes : citoyens, fermiers, étrangers résidents et Juifs, minorité agitée. Lucullus est envoyé par Sylla pour mettre fin aux troubles des Juifs en Cyrénaïque. En -74, Cyrène devient une province romaine et les Juifs, qui avaient disposé d'une égalité des droits sous les Ptolémées, sont dès lors opprimés par la population grecque. Ils se révoltent une première fois en 88. En 117, sous Trajan, les Juifs de Cyrène se soulèvent en même temps que leurs coreligionnaires d'Égypte et de Chypre. La révolte est réprimée par Quintus Marcius Turbo : Dion Cassius parle de plus de 200 000 morts. La Libye est tellement dépeuplée qu'on installe de nouveaux colons selon Eusèbe de Césarée. Quant à la population d'origine juive, elle disparaît presque totalement. On ne relève en effet à Cyrène que quelques inscriptions juives très isolées jusqu'à la fin de l'Antiquité après cette révolte.
La principale exportation de Cyrène à travers son histoire, l'herbe médicinale silphium (ou silphion), que les Grecs considéraient comme panacé, est représentée sur les monnaies de Cyrène jusqu'à sa disparition complète et tardive. Bien que souffrant de la concurrence de Carthage puis d'Alexandrie, Cyrène demeure un centre urbain important avec son port d'Apollonia (Marsa Susa) jusqu'au tremblement de terre de 365. Ammien Marcellin la décrit au ive siècle comme une ville déserte. L'évêque Synésios de Cyrène la décrit au siècle suivant comme une vaste ruine à la merci des nomades.
Cyrène est mentionnée dans le deuxième Livre des Maccabées, que son auteur dit avoir abrégé à partir d'un livre en cinq volumes, dû à un Juif hellénistique nommé Jason de Cyrène. Cyrène est aussi mentionnée dans les Évangiles. Simon de Cyrène porte la croix pendant la Passion. Voir aussi les Actes des Apôtres.


Leptis Magna

La cité a probablement été fondée par les Phéniciens mais les premières traces d'occupation sont datées du VII siècle av. J.-C
Cependant, elle ne prit toute son importance que lorsque Carthage étendit sa domination au bassin méditerranéen au ive siècle av. J.-C. À l'issue de la troisième guerre punique, elle passe sous l'autorité de la république romaine. Cependant, aux alentours de 200 av. J.-C., elle constitue de fait une cité indépendante.
Ce statut perdura jusqu'à ce que l'empereur Tibère l'incorpore dans la province d'Afrique. Elle devint alors une des cités les plus influentes d'Afrique du Nord et un important centre de commerce.
La ville devient municipium en 64/65, puis elle est élevée au rang de colonie sous le règne de Trajan.
Leptis connut sa plus grande prospérité quand en 193, un de ses enfants, Lucius Septime Sévère, devint à son tour empereur. Il favorisa sa ville natale, notamment en bâtissant de somptueux monuments, qui en firent l'une des trois plus belles villes africaines, rivalisant avec Carthage et Alexandrie. Il s'y rendit certainement avec sa famille en 203, où il fut reçu avec faste.
Lors de la crise économique du III siècle, pendant laquelle le commerce déclina rapidement, Leptis Magna perdit également de son importance. Après les destructions causées par le violent tremblement de terre de la période 306-310, puis la dévastation causée le 21 juillet 365 par un autre tremblement de terre d'épicentre en Crète suivi d'un tsunami, la ville est en partie abandonnée. Ce déclin peut également s'expliquer par les attaques des Austuriani (un peuple de Maures de l'extérieur) en 362-365, auxquelles le comte d'Afrique Romanus, responsable de l'armée romaine en Afrique, n'a pas pu répondre. Elle connut un faible renouveau sous le règne de Théodose Ier.
En 439, Leptis Magna et le reste des villes de Tripolitaine passèrent sous le contrôle des Vandales, quand leur roi Genséric prit Carthage aux Romains pour en faire sa capitale. Afin d'éviter que Leptis Magna ne se rebelle contre le nouvel ordre vandale, Genséric ordonna de raser ses murs. Cette mesure permit malheureusement à un groupe de Berbères de saccager la ville en 523.
Bélisaire reprit Leptis Magna pour le compte de Byzance dix ans plus tard, et en 534 il renversa le royaume des Vandales. Leptis devint alors une capitale provinciale de l'Empire byzantin. Cependant, elle ne se remit jamais des destructions commises par les Berbères. En 650, les Arabes envahirent à leur tour la Tripolitaine, et la ville fut abandonnée à l'exception d'une garnison byzantine.



Au fil des siècles, le site, oublié, fut enseveli sous les sables. Et ce, jusqu'au xviie siècle lorsqu'il fut exploité pour ses matériaux : des colonnes utilisées pour le Grand Autel de l'Abbaye de Saint-Germain des Prés (gravure de Lucas, 1717) se trouvent maintenant dans la grande galerie des peintures du Louvre, où elles ont été transférées à la Révolution lors de la destruction de cet autel.
L'exploration archéologique débuta avec l'arrivée des Italiens au début du XX siècle.
Aujourd'hui, le site de Leptis Magna constitue l'un des plus impressionnants vestiges de l'Empire romain, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1982.

Thapsus

 Thapsus, quelquefois francisé en Thapse, est un site antique situé à l'est de l'actuelle Tunisie. Les ruines de la cité sont encore...

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